vendre produits virtuels produits réels

Admettons que vous avez décidé de commencer votre activité. Ça peut être en parallèle d’un travail salarié classique ou entièrement à votre compte. Cet article concerne aussi les personnes qui veulent devenir freelance dans leur domaine. La plupart des gens vont se lancer sous le statut d’auto-entrepreneur. Sous ce statut, vous possédez une micro-entreprise.

Une des premières questions que vous vous posez sans doute, c’est : qu’est-ce que je vais vendre?. D’un côté vous imaginez votre salon devenir un mini entrepôt amazon, et vos journées se remplir de trajets entre la poste et votre maison. D’autre part, vous essayez de voir comment vous pouvez vous lancer dans les produits virtuels ou les services mais vous ne savez pas vraiment comment vos compétences peuvent être vendus. Je vais vous parler des différentes modalités grâce auxquelles vous allez pouvoir monétiser votre activité, mais je vais surtout vous aider à trancher s’il faut vendre un produit réel (une marchandise) ou un service.

Pour clarifier, je parle de produits virtuels ou de services quand aucun objet n’est associé à l’achat. Cela peut être un PDF à télécharger ou un logo à dessiner. Je parle de produits réels/solides ou de marchandise quand c’est un objet palpable que je peux envoyer par la poste.

A la question : produit ou service? Il n’y a pas de bonne réponse car chaque personne va y trouver des avantages et des inconvénients. Tous les deux requièrent un minimum d’effort pour être mis en ligne et promus. Je pense qu’il y a toutefois de grosses différences qui peuvent aider une personne à se décider. Voici les différences importantes selon moi.


L'énergie créative

La première grosse différence est en terme d’effort de création.  Un produit virtuel de type PDF ou un service demandera plus d’effort mental de création et/ou de résolution de solution. Puisque c’est vous qui créez le produit, forcement il faudra passer beaucoup de temps en amont pour créer du contenu. Ce n’est pas forcement le cas pour un produit « réel ».

Pour les marchandises, il faut rédiger des fiches produits qui contiennent des infos assez génériques. Cela ne requiert pas la même « énergie créative » que demande une formation par exemple. La promotion de produits réels est aussi plus simple selon moi, car ça passe souvent par des éléments visuels. Pour promouvoir un produit virtuel ou un service, il faut rédiger une offre, et surtout une page de vente complète. Cet exercice est assez fastidieux, et même après des années d’expérience, ça reste un travail qui demande un effort conscient.

Cotisations sociales

Peu de gens savent aussi que sous le régime des micro-entreprises, les services et les produits réels sont soumis à des taux de cotisations sociales différentes. Si vous le saviez pas encore, tous les auto-entrepreneurs doivent cotiser aux prestations tels que l’assurance maladie, la retraite ou encore les allocations familiales.

On parle de 12,8% (en 2018) pour la vente de produits versus 22% pour les services. Cela prend en compte la marge qui est plus importante quand on vend un produit virtuel ou un service car on ne paye pas de fournisseur. Même si on parle souvent d’argent sur ce site, je ne pense pas que ce soit un facteur qui permette de trancher sur le sujet. Je connais des personnes qui font à peine quelques centaines d’euros en vendant des formations, et je connais aussi des gens qui font des milliers d’euros en vendant des produits réels. Finalement, ce qui compte, c’est le volume des ventes.

À regarder : La gestion d'argent pour les entrepreneurs et les indépendants

Logistique

Un des facteurs qui pourrait trancher, c’est celui de la gestion de la logistique. Cela concerne les produits solides. Certes, il ne faut pas trop d’effort créatif pour écrire une description de produit, mais il en faudra pour trouver les bons produits à vendre, trouver les fournisseurs, réceptionner les produits, gérer les stocks, gérer les envois de colis, gérer les retours et les remboursements…etc. Toute cette logistique est quasi-inexistante pour un produit virtuel ou un service.

Qui dit logistique dit aussi stockage. Si vous vendez des petits objets, vous pourrez probablement le faire dans un coin de votre appartement. À l’inverse, il suffit que vous ayez des objets de grande taille pour nécessiter un vrai aménagement de stockage avec des étagères, des boîtes et des étiquettes, etc…C’est donc un vrai facteur à considérer. La location d’un local pour la préparation et l’envoi des colis est bien sûr envisageable, mais ça a un prix et il faut le prendre en compte dans le calcul de rentabilité du projet.

Une des pratiques qui a révolutionné cette logistique, est l’avènement du dropshipping. Le dropshipping consiste à laisser le fournisseur gérer lui-même l’envoi des commandes directement au client. Pour l’instant, la majorité du drop shipping se pratique par la Chine sur des plateformes comme Wish ou Aliexpress.  N’importe qui peut s’y mettre sans avoir de pré-requis en vente ou en commerce. Toutefois, comme les articles sont expédiés de Chine, ils mettent environ 3 semaines à être livrés en Europe. Sachez aussi qu’avec cette méthode, vous pouvez oublier les beaux packagings. La plupart des objets arrivent dans une enveloppe à bulle avec des étiquettes en chinois. Si vous vendez des produits prônant un certain lifestyle, pas sur que vos clients apprécieront l’image que ça renvoit. Ma connaissance du dropshipping s’arrête là, je ne saurai dire si on peut customiser l’emballage chez certains vendeurs par exemple.

Les marges

Comme vous avez pu le deviner, un produit réel ne dégage pas la même marge qu’un produit virtuel. Quand un client achète un produit solide, une partie de cet argent va payer le fournisseur et les frais de port d’envoi. Plus la marge est importante, et plus le chiffre d’affaire sera important. Un produit virtuel ou un service requiert peu ou pas de matières premières ni de fournisseur. Un PDF ou une formation ne coûte pratiquement rien à la création.  Presque 100% des coûts seront des bénéfices.

À lirePourquoi ton idée de projet va échouer ? Et comment l’empêcher ?

Scalabilité

Un dernier point que je peux mentionner, c’est la différence de scalabilité. Un produit ou service scalable est une entité qui peut s’adapter à une demande croissante. Que je vende 1 PDF/une formation ou que j’en vende 100, mon système reste le même. On parle d’un système scalable. Par contre, en vendant des produits réels ou des biens, une demande et des ventes croissantes va accroître l’inventaire (stock de produits disponibles à la vente). Votre logistique pour vendre 10 produits ne sera pas la même pour vendre 100 produits. La vente de biens est donc non-scalable. 

Maintenant que je vois ai présenté les arguments, vous aurez peut-être l’impression que je penche en faveur de produits virtuels ou de services. Ce n’est pas le cas. Je pense que le type de produit dépend de la personne. Si vous avez une grande énergie intellectuelle et créative, alors je pense que les formations et autres PDFs en ligne peuvent plus vous plaire. À l’inverse, si vous aimez les tâches assez répétitives et un cadre plus structuré, peut-être que vous allez aimer la nature moins variante et un peu moins intellectuelle de la vente de produits réels. J’espère que vous aurez maintenant toutes les infos pour choisir ce qui vous convient le mieux.

Je vais finir en ajoutant qu'on peut vendre les deux. L'exemple typique serait la vente de PDFs en parallèle de la vente de goodies de la même marque. À chaque type de produit s'appliquera donc des cotisations différentes, etc...Les règles ne vous restreignent pas, mais il vaut mieux vendre un seul type de produit pour commencer et le faire dans les règles de l'art, plutôt que d'essayer d'être partout en faisant les choses à moitié.

Produits virtuels ou produits réels : comment choisir ?
[moy] ([pour]) 1 vote


Si vous avez aimé cet article, épinglez-le sur Pinterest en survolant l'image.

 


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *