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Copier les Autres Pour S’inspirer

copier inspirer

Cet article s’adresse à ceux et celles qui observent les autres à la recherche d’inspiration. C’est peut être pour leur entreprise ou pour tout autre de type de projet perso ou professionnel. Je vais parler sur le fait de s’inspirer des autres comme un moyen positif pour avancer. Je vais aussi tenter de vous dire ou se situe la limite entre s’inspirer et copier/plagier.


Les gens inspirants nous entourent

Ça a déjà du vous arriver de regarder une personne qui vous inspire, sur les réseaux sociaux ou dans la vraie vie et de vous dire « tiens j’aimerais bien faire la même chose ». Personnellement, je peux vous dire que le projet Bliss & Benefits est parti un peu à partir de ce que voyais les entrepreneuses américaines faire sur les réseaux sociaux. Je me suis dit que j’aimerais lancer un projet qui ait un impact aussi positif, et qui touche des personnes dans la même situation que moi. Bien sûr, j’ai commencé sans vraiment savoir comment aller dans la même direction. Ça m’a tout de même donné des idées sur ce qu’il fallait commencer par mettre en place. J’ai parfois été tentée d’utiliser les mêmes types de visuels, les mêmes couleurs…je me suis même lancée dans les posts Instagram avec des citations inspirantes (dans le genre grosse copie). 

J’ai aussi découvert la grande variété de thèmes qui existaient en regardant de près ce que faisaient les autres. J’avais commencé avec le développement personnel, mais quand j’ai découvert le minimalisme, ou l’argent , j’ai compris qu’ils y avait toute cette panoplie de thèmes à découvrir et à faire découvrir. Ce que j’essaye de dire , c’est que chaque idée est souvent inspirée de quelqu’un d’autre et qu’il faut être ouvert à toute forme d’inspiration. Après tout, les gens inspirants nous entourent et si leur travail nous stimule, il faut en profiter. Je pense aussi que les pays anglophones ont beaucoup d’avance sur nous sur presque tout, donc ils sont une super source dans n'importe quel domaine.

Comment s’inspirer des autres sans copier?

Apporter de la nouveauté et avoir l’idée du siècle n’est pas facile. Ce n’est pas non plus nécessaire pour créer un business ou un projet qui marche. On place beaucoup d’importance sur l’innovation, et l’importance de se différencier. Toutefois, il y a plusieurs manières de se différencier sans avoir à inventer un concept qui n’existe pas. Le plus important selon moi, et ce qui fait la réussite de certains, c’est l’approche par rapport à un thème.

Je vais prendre ma thématique pour faire simple. Il y a des centaines de personnes qui parlent d’argent, ce sont essentiellement des mecs entre 25 et 35 ans qui parlent d’achats immobilier et d’investissement. Ils s’adressent à une cible similaire. J’aurai pu aller sur ce même créneau, mais je pense que je fais la différence quand je parle de concepts de la vie de tous les jours et d’astuces qui touchent au développement personnel et au style de vie. Tout est dans l’approche.

Ceci est valable pour les secteurs qui sont dits « saturés » comme le fitness ou la mode. Je ne pensais pas encore trouver des personnes qui arrivent à parler de ces thématiques en se différenciant. Pourtant  je découvre encore des pépites. Afin de se différencier, je pense qu’il faut se poser cette importante question : « quel rôle je veux jouer? ». De quelle perspective voulez-vous aborder un sujet.

Dans ce sens, votre thème ne sera pas unique, mais votre approche sera propre à vous, et fera votre réussite ou votre échec. Demandez-vous comment apporter de la valeur aux gens. Examinez votre propre vie, et trouvez des connaissances que vous avez vous-même utilisés pour l'améliorer . Au début, vous aurez du mal à vous dire que vous faites les choses différemment. Vous aurez l'impression que vous avez des connaissances que tout le monde pourrait trouver facilement. En réalité, c’est le cas pour tous les thèmes du monde, sauf que personne n’aime chercher. Les gens aiment qu’on leur apporte les connaissances et aiment trouver tout au même endroit.

Qu’est-il toléré de copier ?

Parlons de ce qu’il est okay de copier ou de s’inspirer. Je vais essayer de faire la différence entre s'inspirer au sens propre versus plagier. Je trouve que c’est okay de s’inspirer d’une approche. Par exemple, je ne peux pas dire que je copie toutes les personnes qui parlent de finances personnelles, ni qu’elles me copient. Par contre, si cette approche est nouvelle, innovante, jamais vue, je trouve que l’adopter se rapproche plus du plagiat car vous volez « l’unicité » ce celui qui l’a inventée.

On peut s’inspirer de la palette de couleurs d’une personne. C’est okay de trouver des associations de couleurs sympas, et de copier une couleur ou deux. C’est complètement du plagiat si ces couleurs représentent l’identité visuelle de l’autre. Si votre graphique peut être confondu visuellement avec celui d’un autre, vous êtes déjà en zone rouge. C’est okay de s’inspirer de la disposition d’un post, d’un site…après tout, les sites respectent souvent des agencements similaires. C’est du plagiat si on retrouve des mots similaires dans chaque section sur une ou plusieurs pages.

À lire : L'importance de devenir autodidacte

Qu’est-il totalement interdit de copier?

Vous ne pouvez pas copier le contenu de quelqu’un. Comme à l’école en fait. C’est valable pour n’importe quel type de contenu. Vous ne pouvez pas non plus partager du contenu sans citer votre source, c’est interdit. Vous ne pouvez rien prendre de l’identité graphique de quelqu’un : aucun logo, charte graphique, etc…Je vous déconseille de prendre plusieurs des « éléments tolérés » que j’ai cité plus haut, car tout est une question de proportion aussi. 

À regarder : Créer sa marque personnelle pour se différencier

Par où commencer pour s’inspirer des autres?

Avant de tomber dans le piège de copier. Je pense qu’il faut commencer à partir d’une page blanche au lieu de partir du modèle de quelqu’un. À partir de là, vous pouvez prendre des idées de différentes sources, en vous concentrant sur le « pourquoi » de votre projet. Avec le temps, celui-ci ressemblera plus à vous qu’à vos concurrents, car affiner son identité demande du travail et du temps pour se connaître et connaître ses points de différenciations. Il est normal de tester ce que vous avez déjà vu, et de le garder ou pas si ça fonctionne pour vous. Toutes mes plate-formes sont le résultat de nombreuses idées inspirées des autres et d'essais-erreurs.

Si vous avez bien lu cet article, vous comprendrez qu’il est normal de s’inspirer des autres, spécialement quand on commence. S’inspirer sans plagier permet de ne nuire ni à votre image, ni à l’image de quelqu’un d’autre. Et même quand vous avez l’impression que personne ne regarde, vous vous trompez car plus votre thématique est restreinte, plus c’est facile de repérer un copieur. 


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Le Syndrome de L’artiste Affamé

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Le syndrome de l’artiste affamé ou artiste fauché  (connu en anglais comme le “starving artist syndrome”) est un terme qui vous parlera si vous avez du mal à concilier une activité que vous aimez et des revenus corrects. Si vous avez aimé mon article sur le fait de ne pas travailler gratuitement, vous allez trouver cet article très utile pour débloquer cette mentalité d’auto-sabotage.


Pourquoi on parle "d'artiste affamé"?

À la base, le syndrome de l'artiste affamé concerne les professions artistiques. Ces personnes se retrouvent souvent à choisir entre leur passion et des revenus décents. Les métiers artistiques qui ont une haute barrière à l'entrée, laissent beaucoup d'artistes sur le carreau. Aujourd'hui ce problème ne concerne plus que les artistes, mais toute personne qui a une passion qu'il voudrait transformer en carrière.

Il y a cette notion erronée qu'un travail doit forcement être pénible, encore plus quand il est bien rémunéré. C'est un cas typique du syndrome de l'imposteur (j'en parle dans cette vidéo). Donc beaucoup de créateurs par exemple (entrepreneurs, bloggers, youtubers, et bien plus encore) qui prennent plaisir à faire ce qu'ils font ont du mal à demander une rémunération en échange de leur temps, leurs produits et services sans culpabiliser. C'est aussi commun que les bénéficiaires du service aient du mal à accepter qu'une personne qui engage son temps et son énergie ne puisse pas le faire gratuitement pour toujours (et elle ne devrait pas d'ailleurs). 

Qui est l'artiste affamé moderne?

Le résultat, et bien c'est que beaucoup de créateurs (au sens large) vivent comme des artistes affamés, avec le revenu minimum et sacrifiant un confort minimum pour vivre de leur "art". Ils ont du mal à se vendre, car ne veulent pas passer pour des fraudeurs. Sinon ils ont du mal à vendre leurs produits et leurs services à un prix correct car ils se sentent comme des imposteurs.

Il y a aussi un effet d'imposture qui dépend beaucoup du domaine dans lequel on travaille. La société a pris l'habitude de définir des jobs "sérieux" par opposition aux jobs "superficiels". Par exemple, on acceptera plus qu'un entrepreneur qui lance une start-up dans un domaine "sérieux" soit bien payé. Mais, on sera moins d'accord qu'un blogueur  (qui est aussi entrepreneur en passant) sur un domaine qu'on considère "superficiel"  comme la mode ou les jeux vidéos fasse payer ses prestations par exemple.

L'artiste affamé moderne, c'est aussi une personne qui veut travailler dans le domaine caritatif, ou social ou dans un domaine qui permet de soutenir une cause. Ces personnes ont aussi du mal à demander des rémunérations correctes, alors que c'est ce qui leur permettrait  de donner plus de leur temps. 

À lire : Pourquoi il ne faut pas travailler gratuitement

La légitimité d'entrepreneur

La première notion a bannir, c'est celle salon laquelle il y a des entrepreneurs plus légitimes que d'autres. Peu importe votre domaine, vous pouvez gagner des revenus corrects si vous faites ce qu'il faut. C'est tout cet aspect "business" que les artistes affamés occultent totalement. Réaliser que vous êtes tout aussi entrepreneur qu'un autre va justement vous aider à faire plus d'argent. Comme tout entrepreneur, faire de l'argent n'est pas juste une conséquence de votre travail, mais c'est votre travail à part entière. Gagner sa vie en sachant se promouvoir, parler de soi, trouver de nouvelles opportunités, se vendre  sont vos responsabilités à part entière. Cette part de réalité qu'il faut accepter détermine le succès d'un entrepreneur, souvent bien plus que ne le fait l'aspect "créatif".

Les compétences pour ne plus être un artiste affamé

La première compétence cruciale à apprendre, c'est comment mieux se vendre. Parler de soi est tout un art que même les meilleurs mettent des années à maîtriser. Si vous devez apprendre à vous présenter à l'oral, entrainez-vous à aborder une personne et à faire un petit pitch personnel; encore faut-il savoir quoi mettre en avant. Le storytelling ou l'art de raconter son histoire fait partie des choses à apprendre pour le coup. Sinon, si vous devrez parler de vous à l'écrit, le copywriting, ou la rédaction publicitaire est essentiel pour convaincre.

La deuxième compétence (c'est d'ailleurs plus une action qu'une compétence), c'est le fait de savoir facturer ou chercher des prestations qui vous permettent de vivre décemment au minimum. Forcement, quand on débute, on a du mal à justifier sa légitimité, et on aura tendance à offrir gratuitement ses services, ou à les facturer très bas. Même si c'est pratique courante, cette période ne doit pas durer plus de quelques mois. Plus vite vous serez à l'aise avec la vraie valeur de vos compétences, et plus vous allez surmonter cette lutte financière qu'est la vie d'artiste affamé.

Je pense enfin qu'une grande partie de ce travail est à faire sur votre légitimité à vos propres yeux. La réussite de votre activité dépend de votre réussite à la fois dans la partie créative ET dans la partie financière. Si vous savez gérer votre créativité, n'hésitez pas à vous former, à lire des livres et à suivre des personnes qui vont vous donner les compétences qu'il vous manquent dans la partie marketing et business.


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Quand quitter son travail pour l’entrepreneuriat ?

quitter son travail

La question qui revient souvent, c’est « quand est-ce que je dois quitter mon travail? ». Alors que je parle souvent d’indépendance financière, je suis encore sur la voie. C’est le cas de beaucoup d’entre vous qui soit ont un projet en tête, ou sont un peu plus avancés dans la réalisation de leur projet. Aussi enthousiasmante que l’idée peut paraître, en ajoutant la frustration d’un travail actuel, on peut prendre des décisions hâtives. Je vous donne aujourd’hui les bonnes informations pour vous décider, et planifier votre projet.


Bon soyons honnêtes, on parle surtout de la partie financière, qui permet la stabilité. Il faut continuer à pouvoir combler ses besoins de base sans souffrir. On peut décider de se mettre aux pâtes comme pendant les études, mais ce n’est pas viable sur le long terme. Le mental va en souffrir et va affecter nos performances de la vie de tous les jours. Quitter son travail confortable comporte un risque dans tous les cas, le but est de maitriser ce risque en prenant les bonnes décisions au bon moment.

Le meilleur des cas pour quitter son travail

La situation idéale est si votre activité génère déjà de l’argent. C’est bon signe. Mais attention de savoir quand quitter votre travail. Les conditions à réunir sont un accroissement de l’activité au fil des mois, et des revenus suffisants pour vivre uniquement de votre activité en arrêtant votre travail à temps plein depuis au moins les  6 derniers mois précédant votre départ. Donc si depuis 6 mois et plus vous gagnez correctement votre vie, vous prenez un niveau de risque contrôlé car vous aurez le temps de voir si l’activité est stable et au minimum constant.

Il reste encore du travail avant de partir

Ensuite, nous avons l’option où le projet n’est pas encore tout à fait sur pied. Mais on a droit au chômage ou on a ses économies comme coussin financier. Ce sont des situations très courantes. L’idée est qu’on pourra travailler plus assidument sur son projet une fois qu’on a que ça à faire. C’est vrai. Toutefois, j’aurais quelques recommandations personnelles à ce sujet.

Je pense qu’avant de quitter son travail, il faudrait déjà mettre en place les bases de l’activité : le site web, la page Instagram, etc…et même commencer à poster du contenu. Ces tâches sont très chronophage, et vont bouffer votre temps de non-salariat que vous auriez pu mettre dans des tâches qui produisent des revenus. Avoir un beau site web ne produit pas directement de l’argent. En revanche créer des produit ou des formations et les promouvoir va créer des revenus. 

Je dirai aussi qu’il faut se fixer un délai par rapport au chômage, et à ses économies. On peut se dire « au delà de X mois sans revenus/avec des revenus faibles, je vais repartir sur le marché du travail ». Il est inutile d’attendre et d’agoniser sur son business, si on peut reprendre un travail pour s’accorder plus de temps. Le manque d’argent , et le fait d’approcher une échéance ( fin du chômage, peu d’argent et côté pour tenir, etc…) va aussi accroître votre stress et va enlever le plaisir que vous prenez à faire votre activité.

À Découvrir : Ma mini formation pour trouver et tester une idée de projet facilement

L'aversion au risque

Je reconnais qu’il y a plusieurs profils d’aversion au risque. Il y a des personnes qui sont boostées quand elles sont sous pression, et d’autres qui sont complètement en stress et incapables de penser à autre chose. Nier sa personnalité dans ce choix serait une grosse erreur, car vous avez besoin de tout votre esprit pour mener à bien votre projet. Et prendre plus de risques ne veut pas forcement dire être plus courageux dans cette situation.

Vous vous demandez aussi combien faut-il mettre de côté avant de quitter son travail. Je serai d’avis de prendre en compte l’avancée de votre projet. Plus vous débutez, et plus vous devez mettre de côté. Pour être à l’aise pour se retourner en cas d’échec, je dirai un an minimum. Ce n’est que mon avis. Bien sûr si vous êtes au chômage, prévoyez autant de temps en indemnités. 

À Lire : Comment gagner un revenu complémentaire.

Une considération extra-financière

Je vais finir par un aspect de quitter son travail qui n’est pas financier. Parfois, on peut idéaliser le travail à la maison, ou le travail en solopreneur. Beaucoup se lancent puis réalisent que la vie qui va avec ce métier ne leur fait pas rêver. Pour avoir une image réaliste, dites-vous qu’il faut aimer la solitude. On passe beaucoup de temps avec soi-même. Tout le monde est au bureau et n’aura pas le temps de vous écouter. Si vous aviez une vie sociale riche au boulot, il faudra faire beaucoup beaucoup plus d’efforts pour avoir la même.

On se lasse aussi de la vie en pyjama qui peut être un autre facteur de motivation. Enfin, travailler comme entrepreneur demande beaucoup d’autonomie. Personne ne vous dira quoi faire, mais de la même manière, vous devrez aussi vous motiver quand vous n’avez aucune obligation. La perte d’un cadre temporel plus ou moins stricte est aussi assez déstabilisant. Nous passons notre vie à suivre des emplois du temps, donc rien de bien étonnant à perdre ces repères.


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Travailler gratuitement : pourquoi ne pas se brader

travailler gratuitement

Pour avoir de l’expérience, contre de la « visibilité », ou encore pour rendre service, travailler gratuitement vous a déjà effleuré l’esprit. Il y a des terribles idées préconçues autour du travail gratuit. Déjà en France, vouloir de l’argent = démon/satan/méchant capitaliste…mais en plus il y a peu d’éthique par rapport à la redevabilité monétaire. Je n’ai pas encore mis le doigt sur le vrai problème qui fait croire aux gens que la gratuité est normale. Il est vrai qu’avec le système d’aide sociale en France, l’argent est souvent vu comme un dû.

Toutefois  cela ne justifie pas de ne pas rémunérer quelqu’un pour son temps, ses compétences ou ses services, et  C’EST de l’esclavagisme. L’argent ne tombe pas du ciel et personne ne peut payer son loyer avec de l’expérience ou de la visibilité. À défaut de ne pouvoir tout obtenir gratuitement, certains n’hésitent pas à négocier le temps de vie des gens comme à la brocante. Mais alors, qu’est-ce qui va de travers avec ce système de pensée ? et pourquoi vous ne devez pas vous brader ni sur le marché du travail, ni ailleurs?.


L’origine du travail

Pour bien remettre les choses dans leur contexte, il faut comprendre qu’à l’origine, le travail existe pour que les employés puissent échanger leurs temps, et leurs efforts contre une rémunération. Cette rémunération sous forme de bien ou de service consommable sert surtout à combler les besoins essentiels : manger, boire, être en sécurité, se mettre à l’abri. Une fois ce besoin satisfait, il n’y a plus lieu de travailler. Avec les salariat comme on le connait, les employés louent leur force de travail moyennant rémunération à d’autres qui sont propriétaires des moyens de production (usines, machines, terres…). Cette petite parenthèse historique restitue bien la nécessité d’être payé.

Ce n’est qu’à la fin du 18ème, qu’on va commencer à voir le travail comme un moyen d’épanouissement. Malgré ça, les salariés heureux sont aussi ceux qui estiment être récompensés à la hauteur de leurs efforts . D’ailleurs on dit souvent que l’objectif de carrière d’une personne est : « d’être payée à faire ce qu’elle aime ». Ce ne sera pas le cas pour tout le monde, mais ça reste un objectif pour beaucoup de gens.

Une petite expérience troublante

Avec un ami entrepreneur, nous avons tenté une expérience. Il y a quelques jours, nous avons proposé à sa liste de clients d’acheter une sélection de ses produits au prix qu’ils voulaient à partir de 0€ (pour des produits qui coûtent au minimum 50€). Il avait pris le soin de développer sa communauté depuis des années en fournissant des produits de qualité. Ses clients ont toujours eu de l’estime pour son travail. Pour cette raison, l’hypothèse était que les personnes intéressées donneraient un minimum.

Comme vous le devinez, 70% des gens ont donné 0€, et 30% ont donné entre 1 et 10€! Cette expérience est importante pour comprendre que les gens n’ont aucune estime pour le travail gratuit. Travail gratuit = travail avec peu de valeur. Regardez simplement le nombre de PDFs que vous téléchargez gratuitement sans jamais les lire! Il est donc important de NE PAS appliquer la gratuité à votre temps ou à vos talents.

Travailler gratuitement pour avoir de l’expérience

Je pense qu’on a tous un mauvais souvenir des stages non-rémunérés qui existaient il y a quelques années. Il y encore des pays où ça s’applique : en gros, c’est vous qui payez pour travailler dans une entreprise. Dit comme ça, je pense que ça a l’air encore plus absurde. Je vois encore des petits pièges qui incitent l’employé à donner beaucoup plus que ce qui n’est prévu par la loi. Un exemple simple est celui des heures supplémentaires qui sont ignorées. C’est aussi le cas quand on vous demande d’utiliser votre propre voiture pour vos besoins pro sans vous rémunérer pour compenser l’usure de celle-ci. 

À part la gratuité, je vois aussi beaucoup de postes sous-payés pour le travail demandé. Les employeurs deviennent de moins en moins scrupuleux face à l’apparente abondance de potentiels salariés. Vous ne pouvez pas y faire grand chose si ce n’est de faire votre travail de recherche en amont sur les salaires pratiqués dans votre domaine. Se brader sur le marché du travail contre une expérience va peut-être vous permettre de vous nourrir (et c’est pas mal dans ce cas), mais sur le long terme votre avenir financier est en jeu. Ce n’est en aucun cas un projet qui tient la route pour vous. Après, chacun est responsable de ce qu’il/ell est prêt(e) est accepter dans ce domaine.

Le cauchemar des freelances

Les freelance sont sans doute ceux qui rencontrent le plus de clients peu scrupuleux. Certaines entreprises demandent un « test » avant de se décider. Puis, elles vont tester les limites du freelance pour voir jusqu’où il/elle s’investit sans frais. Souvent, pour ne pas perdre le bénéfice des coûts engagés, certains freelances finiront par brader leur travail pour en finir avec l’entreprise. Un freelance devrait toujours avoir un portfolio de son précédent travail, afin d’éviter d’avoir à faire un « test » gratuit. Si vous êtes concerné par ce sujet, sachez qu’aucune entité ne peut vous forcer à travailler gratuitement, et même un test devra être facturé  au tarif normal. Sous prétexte que « c’est ce qui se fait dans le milieu d’habitude », ne vous sentez pas redevable envers toute une profession. 

Partenariats foireux

Vous avez tous entendu il y a quelques mois le mini-scandale de cette instagrammeuse très connue qui voulait un séjour gratuit dans un hôtel en échange de faire de la publicité « gratuite » pour cet hôtel. Beaucoup n’acceptent plus de partenariats de ce genre. Beaucoup d’influenceurs refusent également de faire de la pub gratuite pour des marques en échange de produits. Si les choses changent, c’est parce que les gens se rendent compte que la publicité gratuite ne paye pas les factures. Qu’en est-il de la visibilité ? Alors oui, si cette instagrammeuse peut marquer l’hôtel dans un post pour faire de la pub, elle ne peut pas garantir que cela va engendrer des réservations. Il faut un compte avec des millions d’abonnés pour pouvoir revendiquer une influence certaine sur l’impact de la pub. En attendant l’hôtel doit bien payer ses employés. 

Quid de la visibilité

C’est la même chose quand quelqu’un va vous demander des services gratuits : ce pote qui va vous demander de lui monter son site en échange de mettre votre nom sur une page….ou encore ces amis qui vous demanderont des photos gratuites à leur mariage en échange d’en parler autour d’eux (comprendre « au 50 amis qui verront leurs photos sur Facebook et qui prendront la peine de cliquer sur la description »). Toutes les visibilités ne sont pas égales. Avant d’accepter, il faut se demander « qui vera mon travail? ». Et parmi ces personnes, combien sont votre cible idéale?. Sur les 50 amis du couple de mariés, combien vont se marier dans la région où vous habitez? Et combien n’ont pas encore trouvé de photographe?. Oui…vous l’aurez compris, pas assez pour être rentable. 

Travailler gratuitement pour aider

J’en ai déjà parlé auparavant, mais on se fait souvent exploiter par les gens les plus proches de nous. Pour rendre service, mais aussi parce qu’on se sent mal de demander de l’argent à des proches. On exclut complètement la réciprocité de la relation. Je suis assez catégorique sur le sujet : si vos proches respectent votre travail et votre talent, ils devraient être les premiers à payer. Pour vous soutenir (et là on parle de réciprocité!), ils ne devraient même pas essayer de brader vos services. On peut évidemment appliquer un « tarif d’ami », mais ça s’arrête là. La culpabilité devrait être ressentie par ceux qui ne payent pas…pas par ceux qui ont un service ou un talent à proposer.

À lire : 5 choses dans lesquelles investir pour sa carrière

Travailler gratuitement pour le loisir

Les gens supposent qu’une activité faite pour le loisir ou associé à un divertissement ne peut pas et/ou ne doit pas être rentable. Ce sont ces mêmes personnes qui vont décrédibiliser les youtubeurs (non mais ces petits jeunes qui pensent que c’est ça la vie) ou les instagrammers ou les blogueurs ou toute autre personnes qui a une activité créative et/ou artistique. Je suis régulièrement contactée par des personnes qui veulent « travailler avec moi », et qui cessent de répondre aux emails dès que je parle de tarifs. Comme si j’étais juste censée prendre de mon temps personnel pour régler leurs problèmes. 

De manière plus grave et plus profonde, les gens ont cette croyance que le travail doit être difficile, que tu dois en chier quoi. Comme un loisir est par définition plutôt agréable, les gens ne s’imaginent pas que tu peux aussi y trouver ton compte. Toute forme de contenu, de produit ou de production a une valeur monétaire (je dis ça à Jacqueline qui a acheté ce hideux tableau à la brocante). Donc peu importe ce que vous proposez, ne laissez personne vous convaincre que vous devez travailler gratuitement sous prétexte que vous aimez ce que vous faites.

Quand travailler gratuitement?

Ceci étant dit, j’aimerais finir sur quelques exceptions au fait de ne pas travailler gratuitement :

  • Quand vous aurez une visibilité réelle, quantifiable et exploitable.
  • Si pendant une durée courte, vous avez l’opportunité d’une vie de travailler sur un sujet passionnant ou avec une personne passionnante, et que vous pouvez exploiter cette expérience comme levier/tremplin facilement.
  • Lorsque vous faites du bénévolat pour une cause, surtout si c’est une entité qui n’a pas d’argent pour payer ses partenaires.
  • Si vous n’avez pas de portfolio ou similaire pour montrer votre travail.

Donc, je pense que la plupart des fois, les promesses derrière le travail gratuit ne sont juste pas à la hauteur de ce qu’on espère. Derrière la plupart des personnes qui cherchent toujours la gratuité, se cachent soit des personnes qui n’ont vraiment pas d’argent. Soit des personnes qui veulent sincèrement s’enrichir ou s’améliorer sans investissement personnel, et si possible avec des ressources d’autres personnes.


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Ego et Argent : tu n’es pas ton salaire

ego et argent : tu n'es pas ton salaire

Alors que vous lisez le titre de cet article, vous pensez que je parlerai de développement personnel, mais en réalité je parle de bien plus que ça! Il s’agit d’un article qui parlera d’ego mais aussi d’argent et de carrière. Laissez-moi vous dire que quasi personne ne vous dira ce que je m’apprête à vous dire, et que vous risquez de ne plus voir votre vie et votre carrière de la même manière. Laissez-moi vous partager un bout de reflexion que j’ai depuis quelques temps. Cet article est a destination de toute personne qui rencontre des limites par rapport à l’argent : entrepreneur, employé, et étudiant.


Une brève définition de l'ego

Vous savez sans aucun doute ce qu’est l’ego. Dans le cadre de cet article, je définirai l’ego comme la représentation qu’on a de nous même. On dit souvent que quelqu’un a un énorme égo; sous-entendu, qu’il a une représentation de lui-même très surévaluée (par rapport à la manière dont il est perçu par les autres). Je pense qu’on peut être d’accord sur le fait qu’on se représente (à soi-même) de manière plutôt subjective. Personne ne peut avoir une représentation fidèle de ce qu’on est vraiment.

Vous allez aussi remarquer que dans le domaine spirituel, l’égo est vu comme un obstacle au développement personnel et au progrès en général. J’expliquerai ça en disant que quand notre ego est mal représenté dans notre tête, nous adoptons des comportements et faisons des choix qui confortent cette (fausse) perception de nous. DONC, on fait facilement des choix qui vont  renforcer l’image qu’on voudrait projeter, ou renforcer l’image qu’on pense que le gens ont de nous. 

Le vrai problème de l'ego

Vous commencez à voir un problème? C’est plus facile de voir cela avec l’exemple de la personne qui a un énorme égo. Ce qu’on reproche à cette personne, c’est de tellement s’accrocher à une certaine perception de lui, qu’il ne voit pas les limites. Votre égo vous fera faire certains choix plus que d’autres. Vos choix faits avec votre ego vont renforcer des traits de personnalité que vous voulez mettre en avant chez vous. En gros, votre ego vous force à faire des choix que vous associez à votre identité. Nous rentrons dans le vif du sujet. 

Que vous soyez entrepreneur ou salarié, vous laissez vos choix définir votre identité. Est-ce que vous me prendriez autant au sérieux si je parlais de maquillage au lieu de parler de finances personnelles? Je ne pense pas. Même pour moi, j’associe malgré moi des thèmes à des traits de personnalité. Je vois cette même attitude auprès de gens qui travaillent. Comment avez-vous choisi votre métier? Peut-être que vous faites ce que vous avez toujours voulu faire? Mais peut-être que vous avez choisi une branche qui renvoit une certaine image de vous. 

La vérité c’est que beaucoup de gens s’identifient trop par rapport à leur carrière. Et pour faire le lien avec l’argent, beaucoup de gens pensent que leur identité vient du montant de leur salaire. J’irai même plus loin en disant que les gens ressentent de la honte à l’idée de gagner moins que leur entourage. Et ce n’est pas normal. Raisonner en fonction de l’ego nous pousse sans cesse à nous comparer aux autres.

Bien sûr, nous ne sommes ni notre travail, ni notre salaire, ni notre business. Je sais comme il est difficile de déconstruire cette idée reçue. Mais j’ai réalisé ça bien trop tard, et je me suis un peu perdue sur mon identité. Que se passerait-il si je cessais de travailler et de gagner de l’argent ? Est-ce que je perdrais mon identité ? Certains diront que oui, car ils définissent l’identité sur le rôle que quelqu’un a dans la société. Je ne pense pas que ce soit constructif de construire son identité de cette manière la. Peut-être que certaines personnes sont réconfortées à l’idée de baser leur identité sur leur boulot ou leur salaire. Je ne leur en veut pas. J’espère juste qu’elles sont au courant de leur biais. 

A lire : L'influence de vos amis sur l'argent

Quelle mentalité faut-il adopter?

Donc, oui votre ego vous empêche peut-être de trouver un boulot en accord avec vos principes. Il n’y a rien de mal à travailler juste pour payer les factures et se payer une vie correcte tous les jours. Il y a juste une pression énorme de nos jours pour que notre travail soit une source d’épanouissement. En fait, on attend qu’un travail nous apporte la vie dont on rêve, comme c’est le cas dans les séries. La vérité, c’est que dans la plupart des cas, votre travail ne vous apportera pas tout ce que vous cherchez, et ce n’est pas grave. En revanche, vous perdrez une énergie considérable à essayer de rendre votre travail épanouissant pour vous et aux yeux des autres. Bien sûr, si votre travail vous donne envie de vous tuer tous les matins, ce n’est pas qu’une question d’épanouissement.

De la même manière pour les entrepreneurs, je pense que beaucoup de personnes qui débutent tombent dans le piège de vouloir trop mettre leur ego dans leur business. Elles vont vouloir que chaque pixel reflète leur identité (ou celle qu’elles veulent renvoyer). Ceci peut-être contre productif dans le sens où on manque d’objectivité dans ce qu’on aborde. Un échec (même temporaire) va être pris plus violemment, et je ne vous dis pas ce qui se passe quand le business ne marche pas. 

Quelle est la solution à notre ego qui prend une place importante?

Vous avez sûrement entendu le lâcher prise. Et bien, il s’agit de savoir renoncer à vouloir tout contrôler dans un premier temps. Si vous êtes dans un travail correct, mais peu épanouissant, il vaut mieux se demander si on n’en demande pas trop à un travail. Encore une fois, ça devrait être limité à des situations où vous n’êtes pas en souffrance, sinon on ne parle plus de la même chose. La vraie question qu’on doit se poser est : pourquoi je fais tel ou tel choix? Est-ce que c’est vraiment pour moi? Ou est-ce pour satisfaire une vision de moi que j’aimerais avoir?. Il faut aussi se demander si on est loin de notre vie idéale (encore une fois sans ego), car ce qui comte ce n’est pas combien d’argent tu gagnes, mais bien s’il te reste assez pour avoir la vie que tu veux.

Je sais qu'on dit souvent que nous sommes les choix quoi fait. Mais finalement, que se passe-t-il quand on fait des choix qui reflètent qui on croit être. À partir du moment où on base notre identité sur quelque chose qui peut nous être enlevé plus ou moins facilement, cette identité est assez instable selon moi.

J’espère que cet article vous aura ouvert les yeux. Dans le pire des cas, il vous permettra de considérer une vision différente de l’argent et de l’identité. 

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L’importance de Devenir Autodidacte

devenir autodidacte

Devenir autodidacte est accessible à tous. Pourtant, il y a encore 10 ans, alors qu’internet n’était pas exploité pour apprendre, on devait encore payer pour des cours, des certificats et des stages. La connaissance n’a plus de limites physiques, et elle n’est plus « détenue » par les plus privilégiés. On peut apprendre à réparer une machine à laver, tout comme on peut apprendre un métier. Il est plus que jamais possible d’utiliser ce levier pour littéralement transformer ses idées en réalité.


Pourquoi devenir autodidacte?

Un monde de liberté

Il y a encore 2 mois, j’ai appris comment fonctionnait la finance des marchés. J'ai aussi appris à créer un site, créer des cours, ou vendre. Apprendre est quelque chose qui ne m’a jamais lassée, et qui continue de me passionner. Je suis devenue autodidacte grâce à internet, et sans vraiment m’en rendre compte. Tu commences par chercher une requête, et tu finis par acheter des cours. Maintenant, c’est une force que je fais jouer en ma faveur dans tous les domaines de ma vie.

Devenir autodidacte ouvre les portes à de nouvelles possibilités de transformer une idée en projet concret. Ça enlève toutes les barrières qu’on peut avoir à l’idée d’aller s’inscrire à une formation. Commençons par les barrières mentales. Grâce à internet, vous pouvez vous intéresser à un sujet, et abandonner une idée dès qu’elle ne vous plaît plus. Cette liberté de découverte infinie ne serait pas possible avec un stage ou un cours.

Ensuite vient la question de l’argent : pourquoi payer quand tout est déjà gratuit?. Tous les MOOCs qui sont gratuits, toutes les vidéos Youtube, tous les blogs sont entre autres des sources de connaissances illimitées de qualité qui sont à un clic de nous. Tout ce contenu rendra obsolète la formation supérieure classique dans quelques années selon moi. Devenir autodidacte implique aussi le fait de pouvoir échanger avec des gens qui ont plus de connaissances que soi dans un sujet. Et cette personne peut être à l’autre bout du monde. 

Rester à jour

Devenir autodidacte est indispensable pour rester informé, et à jour dans son domaine d’expertise. On a beau être « un pro » dans son domaine, les tendances et évolutions rendent régulièrement obsolètes nos connaissances. Beaucoup de personnes qui n’ont pas connu Linkedin ou Twitter lors de leurs études ou de leur embauche sont aujourd’hui obligés d’utiliser ces réseaux pour rester pertinents. Certains suivent mêmes des stages, ateliers et séminaires pour continuer à bien faire leur travail.

Comment devenir autodidacte?

Quoi rechercher?

Devenir autodidacte n’a rien de compliqué. Il suffit de s’intéresser à un sujet. Jusque là ce n’est pas très difficile. Une fois que vous avez un sujet que vous aimez, un petit coup de Google va vous aider à trouver les premières sources faisant figure d’autorité dans le domaine. Au fil de vos recherches, vous allez tomber sur des références récurrentes : des personnes, des endroits, des méthodes…qu’il faudra encore creuser. Bon je ne vais pas vous expliquer comment fonctionne Google mais vous avez compris l’idée.

Quand je tombe sur une personne intéressante dans son domaine, je vais chercher le parcours de cette personne et ses exploits notables. En gros j’essaye de comprendre comment cette personne a réussi. J’aime beaucoup suivre ces « figures d’autorité » soit sur Instagram, ou sur Linkedin par exemple. Ça me permet de suivre encore plus d’infos pertinentes qu'elles partagent.

Comment apprendre?

Un conseil que je peux donner aux futurs autodidactes, c’est de prendre leur apprentissage au sérieux.  Je pense qu’il y a différents types de contenu pour apprendre sur Internet. Il y d’un côté le « tuto » que vous allez voir pour réparer votre machine, et il y a le gros MOOC qui va vous apprendre des connaissances plus profondes sur un sujet. Pour le second exemple, il est utile de prendre des notes, de s’entrainer, et de lire sur le sujet si on veut intégrer les infos. Plus le contenu sera profond, et plus cela demandera de la régularité. J’ai mis 3 mois pour faire un MOOC de 7 semaines, donc c’est pour dire comme il faut s’y coller. C’est facile de lâcher l’affaire, parce que personne n’est là pour nous punir. 

Quelles ressources pour apprendre?

Les réseaux sociaux/pro

Youtube, Instagram et aussi Linkedin sont de super ressources pour apprendre contrairement à ce que les gens pensent. Pratiquement toutes les figures d’autorité dans ce domaine ont un profil sur un de ces réseaux. Encore faut-il les suivre, regarder leurs vidéos, suivre leurs lives, etc…Je peux dire en toute honnêteté que j’ai appris plus de choses grâce à Youtube que dans un cursus universitaire. Ce qui est bien avec ces sources, c’est que les entités qui délivrent l’info prennent le temps et l’énergie de le vulgariser et le simplifier. Si vous n’avez pas compris le contenu d’une vidéo, il y aura toujours une autre pour s’aligner avec votre degré de compréhension. Dans la vraie vie, ça équivaudrait à changer de prof quand on a un prof nul.

Les plateformes de MOOC

Les plateformes comme Coursera, EdX, Udemy, ou encore Skillshare permettent d’acquérir des compétences plus professionnelles. Sur Coursera et EdX, vous trouverez les cours dispensés par les plus grandes universités au monde (souvent en anglais du coup). Depuis peu, on peut y faire tout un diplôme sur plusieurs années. Les cours sont gratuits pour la plupart, mais en échange d’une petite somme, et de rendre vos devoirs à temps, vous pourrez avoir un certificat. Udemy et Skillshare sont deux plateformes où des personnes indépendantes proposent des cours sur des sujets spécifiques. Ces cours sont souvent payants. 

À lire: 5 choses dans lesquelles investir pour sa carrière

Les livres

Ne sous-estimons pas la pertinence des livres même dans l’ère d’internet. Amazon reste bien sûr la référence pour trouver les meilleurs livres sur n’importe quel sujet. Avec l’existence du format Kindle, on a aussi accès à des livres d’auteurs indépendants qui peuvent diffuser leur contenu plus facilement.

On peut être reconnaissant de vivre à une époque où on peut « changer le monde » en pyjama. Vous réaliserez après ça que vous êtes dans doute déjà un peu autodidacte. Maintenant, pourquoi pas relever le niveau, et utiliser ça comme un levier pour accomplir ce que vous voulez?

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5 Choses dans Lesquelles Investir Pour sa Carrière

investir dans sa carrière

Pourquoi investir dans sa carrière si on est censé gagner de l’argent ? Oui, l’idée peut paraître inhabituelle, mais elle est indispensable pour se démarquer lors de sa recherche d’emploi, ou pour commencer n’importe quelle carrière finalement. Investir en soi pour commencer reste un des meilleurs investissements qu’on peut faire pour son avenir. Tout comme on fait des études pour approfondir nos connaissances et notre expertise, on doit par la suite se présenter comme un beau package à ceux qui vont nous rémunérer. Voyons maintenant 5 choses dans lesquelles investir pour sa carrière.


  1. Un CV

On ne parle pas de n’importe quel CV fait sur Excel ou word. Un CV est la première image qu’on a de vous. Si vous êtes entrepreneur, on parle aussi d’un kit media ou un genre de CV de votre parcours. Pourquoi investir dans un CV ? La plupart des gens se contentent de lister leurs études et expériences sous forme de liste, ou ne font que faire ce qu’ils ont appris à des ateliers CV.

Mais au final, on doit vendre bien plus qu’une liste, on vend un profil cohérent. Quand on le lit, on doit pouvoir deviner le type de « personne » et ses préférences. Donc un CV a un sens de lecture, et une hiérarchie. Confier son CV à un graphiste pro spécialiste des CVs est donc un investissement sur. Non seulement, il/elle saura mettre en valeur VOS informations, mais il pourra aussi adapter le thème et les couleurs pour refléter votre personnalité. Vous aurez ensuite la possibilité de récupérer le modèle et de le faire évoluer au fil de votre carrière.

  1. Des cartes de visite

En complément du CV, les cartes de visite font très « pro ». Plus sérieusement, c’est aussi un petit plus en ce qui concerne la crédibilité. Au début de votre carrière, vous n’allez pas en donner des dizaines, mais en donner un ou deux à des évènements ou des entretiens d'embauche feront toute la différence. Pas la peine d’investir des centaines d’euros, les cartes premier prix feront largement l’affaire pour commencer à investir dans votre carrière.

  1. Une photo pro

C’est souvent dur de trouver une photo de soi adaptée pour ses profils pro ou son CV. Pourtant, c’est votre image qui est en jeu. Alors oui, vous n’allez pas non plus mettre des photos de vacances, mais les gens sont souvent tentés de couper leur tête d’une plus grande photo. On évite aussi le selfie. Rien ne vaut une petite seance en studio photo pour quelques dizaines d’euros et qui seront faites sur mesure pour ce genre de chose. Sinon, vous pouvez toujours demander à quelqu’un avec un bon téléphone ou un appareil photo pro. Attention à toutefois considérer la luminosité car c’est LE détail qui fait la différence entre un pro et un amateur.

  1. Un site web

Même s'il y a Linkedin, un site web est utile pour créer un portfolio virtuel. Dans cet exemple, on va investir du temps dans sa carrière. Linkedin sera un résumé de ce que vous faites, mais si vous voulez détailler certains projets plus en profondeur, mettre des images et plus, un site sera mieux adapté. Il est ensuite conseillé de mettre les liens de ce site sur votre Linkedin. Inutile de doubler le contenu. Les deux peuvent être complémentaires. Encore une fois, cela vous coutera quelques dizaines d’euros par an pour une URL personnalisée et sinon il reste des éditeurs de sites comme Wix qui sont okay dans un premier temps.

  1. Une identité graphique

La plupart des conseils que je viens de donner sont des éléments très visuels. Quand on travaille avec ce genre d’éléments. il faut rester cohérent d’une plateforme à l’autre. Par exemple si vous avez un haut rouge vif sur votre photo de CV et que le thème de votre CV est sur le vert, puis que votre site est un thème jaune vif, il y a un manque de cohérence par rapport à cette image qu’on se fait de vous. Les couleurs, les graphismes et la police sont donc très importants à analyser et maintenir. Vous pouvez encore une fois faire appel a un graphiste ou trouver des ressources gratuites en ligne sur Pinterest par exemple. 

À lire : S'habiller pour être plus productif

Voilà comment investir quelques dizaines ou quelques centaines d'euros pour sa carrière. Inutile de vous dire que le retour sur investissement se matérialisera par les opportunités qui vont arriver à vous. Même si vous être tout juste diplômé(e), vous pouvez mettre en pratique plusieurs de ces conseils avec un petit budget.

investir dans sa carrière
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Devenir Adulte : Pourquoi on parle d’adulescence ?

devenir adulte

Être adulte, c’est dur. Être jeune adulte, c’est un peu plus dur.  Vous remarquerez qu’on parle aussi de l’adulescence : cette phase floue de transition entre l’adolescence et la phase adulte. Pourquoi cette phase transitoire est de moins en moins pris au sérieux (par les “vrais adultes”) et de plus en plus longue? Et quelles sont les conséquences sur la vie d’un(e) adulte?


Personnellement, j’ai mis longtemps à intégrer que j’étais adulte. Ça fait pourtant déjà 10 ans. Pour cause, je n’ai pas ressenti ce que j’avais espéré, voire planifié ressentir lors de devenir adulte. Je suppose que je m’attendais à ce que du jour au lendemain, les gens commenceraient à me traiter différemment. Oui, j’ai aussi trop regardé Les frères Scott. Même si j’ai commencé à payer le loyer, et que j’ai pu cesser de compter sur mes parents pour payer mes études, mentalement la transition était plus difficile.

J’ai réalisé que je n’étais pas la seule dans ce cas. Certains changements sociétaux ont contribué à ralentir le début de la phase adulte. On va voir dans cet article ce qui retarde cette étape et ses conséquences.

Des études plus longues et plus couteuses

Avec les exigences du monde professionnel, faire des études plus longues devient plus commun. Les jeunes visent le bac+5 et au delà pour être surs d’être sur la bonne voie. Au master s’ajoute le master spécialisé, ou encore le doctorat. Bref, les études semblent interminables. Alors qu’avant, il était commun de commencer à travailler vers 22 ou 23 ans, ce n’est pas étrange de commencer à 24-26 ans de nos jours. Comme si cela n’était pas suffisant, on commence la vie active avec plus de dettes également. De plus en plus de jeunes prennent des prêts étudiants car leurs parents ne peuvent pas payer leurs études. 

Je pense qu’on peut dire que ce n’est pas la situation financière idéale pour commencer la vie active. Le résultat, c’est que nous avons des jeunes qui tardent plus à prendre leur indépendance. Ils retournent même parfois chez leurs parents pour pouvoir rembourser leurs prêts. Beaucoup de jeunes adultes vivent ces situations comme un échec, et se sentent infantilisés et dépendants.

Une vraie tendance à vouloir expérimenter et profiter de la vie

J’en avais déjà parlé dans mon article sur les millenials, mais je vais le répéter ici. Les jeunes adultes (millenials compris) préfèrent parfois faire un compromis sur les revenus pour une expérience plus épanouissante. Okay, et des fois, ils ne font qu’un compromis sur le salaire tout court. Sinon, en supposant qu’ils ont pris leurs parents comme contre-exemple de personnes épanouies, ils n’hésitent pas à prendre une année sabbatique, à lancer un projet indépendant ou encore à s’expatrier. Le risque en vaut peut-être la chandelle. Toutefois, il semblerait que quand ces aventures ne mènent pas toujours à des chemins de vie plus stables et plus lucratives, les individus se retrouvent bien souvent frustrés (et ont plus de mal à décoller) par rapport à leurs semblables qui cherchent une voie plus classique.

Le problème ne vient pas du fait de vouloir « expérimenter », mais plutôt celui de ne pas prendre cette expérimentation au sérieux, comme si celle-ci ne comptait pas. Au final ces adultes se retrouvent pas loin de leur trentaine avec les conséquences de leur expériences qu’ils n’ont pas su arrêter ou faire durer. L’expérimentation devient du coup de la procrastination déguisée.

À lire : Les Millenials et l’argent

Des choix de vie stratégiques plus (trop) tard

Avec la fin des études tardive, cela décale aussi la construction d’une vie sentimentale stable à plus tard. Ce n’est pas absolument nécessaire, mais la vie sentimentale a beaucoup d’impact sur les décisions, les finances et le patrimoine individuel d’une personne. Beaucoup de gens se « casent » avec la personne qui semble être la plus proche d’eux pendant leur vingtaine, et pensent “faire passer le temps”. La phase adulte est retardée quand ces personnes ne prennent pas en compte l’importance de faire ces choix stratégiques alors que le moment est encore bon. 

Ceux qui ne sont pas en couple dans leur vingtaine et qui ne cherchent pas un partenaire stable se retrouvent à accélérer toutes les étapes une fois qu’ils sont avec une personne à peu près correcte. Des décisions sur le mariage et les enfants se font plus hâtivement, sous pression et dans l’urgence. Autant vous dire que le succès sur le plan sentimental sur le long terme n’est pas toujours au rendez-vous.

Une attitude peu encourageante des adultes

Un dernier point que je voulais soulever, c’était concernant l’attitude des adultes plus âgés envers les jeunes adultes. Le mot « millenial » n’a fait que décrédibiliser les jeunes adultes à cause de toutes les connotations négatives qui l’accompagnent. Je pense que les adultes ont de plus en plus de mal à prendre ces gens de 20/30 ans au sérieux, et à les voir comme plus frivoles. Même les parents de ces jeunes adultes ont tendance à traiter cette prise d’initiative comme une énième crise d’adolescence ou une crise identitaire. Les parents se disent : «  c’est pas grave il/elle a le temps ». 

La vérité, c’est qu’il faut traiter les choix des jeunes adultes comme de vrais choix, et non pas comme des expériences dénuées de sens. Tester, c’est aussi faire des choix courageux par la suite. Bien sûr, les jeunes adultes ont besoin d’être rassurés, mais ils ont aussi besoin d’être pris au sérieux par leurs parents, leurs employeurs et leurs semblables.

À lire : The defining decade par Meg Jay