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Quelle Est Votre Valeur Nette ?

valeur nette

Une notion qui est peu connue est celle de la valeur nette d’une personne. On en parle beaucoup dans les pays anglophones, car c’est une composante importante du « crédit score » aux US par exemple, qui est un système pour noter la bonne gestion  financière des gens. En France, on prend  indirectement en compte la valeur nette d’une personne quand elle doit souscrire à un prêt bancaire. 


Que veut dire la valeur nette?

Pour donner une définition plus précise, il s’agit également d’une évaluation de ce que « vaut » une personne. Ce n’est bien sûr pas littéralement son prix, mais ce que vaut son patrimoine au sens large. Le patrimoine c’est l’ensemble des biens et actifs d’une personne. Le calcul de la valeur nette est assez simple.

Comment calculer la valeur nette?

Les données qui rentrent en compte dans le calcul sont premièrement les crédits ou créances. Plus simplement, quelles dettes avez-vous?. Vous pouvez lister tous vos crédits et les sommes que vous devez à la banque ou à tout autre organisme. Dans une deuxième colonne, vous allez lister vos biens et actifs. Il s’agit ici de toutes les formes possibles de biens comme une maison, votre épargne, vos biens en actions,etc…Vous mettez la valeur monétaire de chacun des éléments. Votre valeur nette est la différence entre la somme de tous vos crédits et la somme de tous vos biens. 

À regarder : Par quoi commencer pour réduire ses dépenses?

Comment utiliser cette note?

Dans la vie de tous les jours, connaître cette information ne va pas changer grand chose. Personne ne va vous la demander. Mais si vous réfléchissez un peu, vous réaliserez que c’est possible d’avoir une note négative; donc d’avoir plus de crédits que de biens. Avoir une idée de votre valeur nette peut vous aider à suivre votre progrès sur le long terme. On est d’accord qu’on veut avoir le plus gros chiffre possible.

Les banquiers vous demanderont surtout vos crédits, afin de calculer votre taux d’endettement. Il faut savoir que le taux d’endettement autorisé est autour de 33%.

À lire : Ego & Argent : tu n'es pas ton salaire

Que faire avec une mauvaise note?

J’attire toutefois votre attention sur le fait qu’il soit normal d’avoir une valeur très négative dans certaines situations. Ce sera inévitablement le cas d’une personne qui vient d’acheter une maison ou un appartement. Ce sera aussi le cas d’une personne qui a un important patrimoine immobilier en investissement locatif. Il sera contraint d’emprunter plusieurs fois de grosses sommes pour payer. Même si cette personne arrive à louer ses appartements sans soucis et rembourse bien ses crédits, sa valeur nette sera très basse. La valeur nette n’est donc pas un bon indicateur de notre performance financière dans toutes les situations.


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Bonne Dette, Mauvaise Dette : Laquelle avez-vous ?

bonne dette mauvaise dette

Parlons aujourd’hui d’un sujet sensible qu’est la dette. Comme vous l’aurez deviné avec ce titre, il y a bien deux types de dettes : la bonne est la mauvaise. Bon, bien entendu, chaque personne aura une situation bien différente, et il existe définitivement des zones grises. Toutefois, c’est bien de connaître les critères pour les deux catégories.

Il est difficile de tout payer en cash, surtout quand on parle d’achat de biens immobiliers par exemple. C’est pour ça qu’on peut contracter un prêt sans trop se tromper pour ce genre de dépense. Il existe une vraie différence entre une bonne dette et une mauvaise dette. Voyons les définitions et exemples.


Bonne dette

Une bonne dette est une dette qui va permettre de capitaliser sur le bien matériel ou immatériel acquis. Dans le meilleur des cas, la valeur de ce que vous avez acquis va augmenter avec le temps.

Dans ce type de bonne dette, on peut citer l’exemple des études. Personne ne niera que faire des études est un investissement, et que trouver du travail qualifié par la suite permet de rentabiliser cet investissement. En sachant que le taux de chômage est le plus élevé auprès des gens non-diplômés, il est très dur d’échapper à la case études de nos jours. Il y a des exceptions, mais il faut quel que soit le domaine se former en y mettant du temps, de l’énergie et de l’argent.

Dans le groupe bonnes dettes, il y a aussi le prêt immobilier. Que ce soit pour son logement personnel ou pour un investissement locatif, les biens immobiliers perdent peu de valeur (ceci n’est pas valable dans toutes les régions; il faut alors surveiller une fois par an la valeur de son bien sur le marché pour anticiper une baisse). Dans les régions très demandées, il est possible de faire une plus-value en revendant son bien.

Une bonne dette est aussi par exemple un crédit pour son business. Je parle de ces business qui ont besoin d’un local et d’un inventaire avant d’ouvrir (pas de business en ligne). Les business comportent un peu plus de risque en terme d’investissement, mais quand ils marchent, génèrent suffisamment pour faire des bénéfices.

À lire : 6 Manières Dont Vous Gaspillez Peut-Être votre argent

Mauvaise dette

Il y a beaucoup plus d’exemples de mauvaise dette dans cette catégorie. Une mauvaise dette  est une dette qui n’a aucune valeur ajoutée et qui ne va pas permettre à l’emprunteur de capitaliser sur son acquisition. Je vais tâcher de donner des exemples de la vie commune. Vous verrez que dans le groupe des mauvaises dettes, il y a beaucoup d’éléments qui tournent autour du crédit.

Le crédit à la consommation est une forme répandue de mauvais dette. Que ce soit pour des meubles, des vacances, des vêtements ou de l’électronique/électroménager, emprunter est une très mauvaise idée. Il vaut nettement mieux attendre d’avoir suffisamment d’argent pour acheter en payant immédiatement. Les taux d’intérêt sur ce genre de choses est très élevé par rapport au prix du produit lui-même. 

Avant de souscrire à un crédit à la consommation, il faut se demander si on a vraiment BESOIN d’un objet dans l’immédiat. Si le besoin n’est pas urgent, il est plus simple de mettre une somme de côté tous les mois pour se préparer à faire son achat.

Le crédit renouvelable aussi connu comme crédit revolving est une forme de crédit à la consommation qui est selon moi la forme de crédit la plus mauvaise. D’ailleurs plusieurs associations de consommateurs ont décrié ce genre de crédit, car il entraine un surendettement. Comment ça se passe ? Un organisme ( comme une banque ou un commerce) vous accorde une réserve d’argent que vous pouvez utiliser à tout moment, sans justificatif, en fonction des besoins de financement que vous rencontrez. Avec ce genre de crédit, vous aurez souvent une carte de crédit. 

Après l’utilisation de tout ou partie de votre crédit renouvelable, vous remboursez des mensualités. Lorsque la réserve est reconstituée (en totalité ou en partie), vous avez à nouveau la possibilité de re-consommer à crédit. Voilà pourquoi cette solution de prêt s’appelle un « crédit renouvelable ». Et en effet, il a été prouvé que de nombreux organismes donnent des cartes de crédits à des ménages surendettés sans vérification. 

À regarder : Comment être plus frugal en 5 principes

La zone grise

Pour moi, une zone grise existe, et il s’agit du crédit pour la voiture. La voiture est un vrai gouffre financier, et c’est un objet dont on devrait aspirer à se passer. La zone grise existe pour les personnes qui utilisent leur voiture comme un objet de travail, et/ou qu’ils ne peuvent pas faire autrement. En France, certaines zones rurales sont très mal desservies, et il est valable de considérer un crédit pour sa voiture. Encore une fois, le crédit auto n’a pas un super taux, et est donc peu conseillé. Il ne faut pas oublier pour finir, que la voiture perd en valeur avec le temps, c’est donc typiquement un critère pour la case « mauvaise dette ».

Avec ces infos vous savez maintenant comment décider si vous avez une bonne ou une mauvais dette. Si vous avez une mauvaise dette, ce n’est pas non plus la fin du monde. Remboursez la au plus vite pour passer à autre chose. Faites également attention aux taux d’intérêt de vos crédits, car les mauvaises dettes ont souvent des taux plus élevés. 


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Revenus Passifs : Toutes les fausses idées sur le sujet

revenus passifs

Vous avez probablement entendu parler de la notion de revenus passifs, peut-être que vous en avez fait votre objectif. Le revenu passif est vendu comme un ultime rêve pour toute personne qui s’intéresse au minimum à son avenir financier. Les livres et articles disent aux gens que des revenus vont tomber pendant qu’ils sont à la plage avec un cocktail. J’ai voulu vous parler de ma vision de la réalité derrière ces soi-disant revenus passifs.


D’où vient le concept ?

Le principe lui-même existe depuis très très longtemps. J'ai toutefois envie de croire que beaucoup de gens ont croisé ce terme en lisant de livre « La semaine de 4 heures » de Tim Ferriss ou encore « Père riche, père pauvre » de Robert Kiyosaki. Même si dans le principe, ça sonne super cool et même logique, les auteurs n’expliquent pas comment mettre en place ces revenus passifs de manière réaliste.

Peut-être que vous vous demandez maintenant ce qu’est réellement un revenu passif? Certaines sources vous diront qu’il s’agit de revenus générés avec peu ou pas d’efforts. D’autres sources plus réalistes parlent de revenus qui tombent à un instant t sans efforts à cet instant. La deuxième définition se rapproche plus de la version réaliste des revenus passifs. Concrètement, il s’agit d’investir du temps et de l’argent dans une activité qui va vous rapporter de l’argent plus tard et qui va demander moins d’effort à maintenir qu’à mettre en place.

À regarder : La gestion d'argent pour les entrepreneurs et les indépendants.

Quelques idées de sources de revenus que je considère plutôt passifs 

Un investissement immobilier.

Vous y consacrez beaucoup d’argent et de temps au départ, mais une fois loué, vous avez peu d’interventions à faire pour toucher vos loyers.

Un placement de votre argent sur des comptes rémunérateurs ou en achetant des actions.

C’est une façon de faire travailler son argent sans rien faire. Toutefois, certaines personnes qui investissent en bourse et qui font du trading doivent surveiller les cours régulièrement.

D’autres sources de revenus qui sont dits passifs mais qui ne le sont pas toujours.

Vendre un produit virtuel comme un ebook ou un PDF téléchargeable.

Vous pouvez considérer ca comme passif si votre produit obtient une notoriété immédiate. Ce n’est pas le cas de la plupart des produits virtuels, qui demandent un vrai travail de promotion. Je suis bien placée pour vous dire, aujourd’hui, avec le nombre croissants de e-produits, ce n’est plus suffisant de juste poser votre ebook sur un site et attendre que l’argent tombe. Je ne considère donc pas que ce soit réellement un revenu passif.

Créer et monétiser un blog.

Encore une fois, et pour les mêmes raisons que précédemment, cette forme de revenus est tout sauf passif. Créer et tenir à jour un blog est un métier à plein temps . Un blog nécessite sans cesse d’être optimisé. Le contenu ne se crée pas tout seul. Ajouter de la pub à son site ou même sa chaîne peut rapporter un peu d’argent passivement, mais à moins d’avoir une énorme audience, ce ne sera jamais une grosse somme. Pour gagner plus, il faudra encore créer plus d’articles et de vidéos. 

À lire : Comment gagner un revenu complémentaire

J’ai un problème avec les gens qui parlent de revenus passifs

Depuis quelques années, j’entends les entrepreneurs sur internet vendre les mérite du revenu passif. Je ne peux pas m’empêcher de grincer des dents puisque ce sont souvent les personnes qui ont des dizaines de salariés qui parlent de revenus passifs. C’est un peu ironique. Je ne remets pas en question le fait qu’ils aient travaillé dur pour en arriver là. Je trouve ça juste un peux faux-cul de vendre ce rêve au mec lambda qui a un travail à côté. 

Personnellement, je trouve aussi que beaucoup de gens se font aussi des illusions sur la possibilité d’une vie sans travailler. Rien n’est plus insatisfaisant que de ne rien faire. Demandez aux retraités. Planifier toute sa vie autour de la création de ces revenus passifs est donc une mauvaise idée.

Vous l’aurez compris, j’ai une idée assez négative de la notion de revenus passifs telle qu’elle est connue et qu’elle est promue. Je pense que sa popularité est basée sur l’illusion que c’est un objectif faisable, et sur la notoriété de ceux qui la promeuvent. La richesse de ces personnes ne provient pas QUE de revenus passifs, et en ce sens, il ne faut pas penser que leur style de vie est reproductible par une personne lambda.


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Comment Devenir Bon Avec L’argent

bon avec l'argent

Y a-t-il une formule magique ou une compétence spécifique pour devenir bon avec l’argent et les finances personnelles? Est-ce que vous avez « ce qu’il faut » pour vous enrichir et atteindre le confort financier? Est-ce que naître dans une famille modeste vous desert pour gérer l’argent correctement? Voilà autant de questions auxquelles je vais répondre pour vous donner mon avis sur la question, et vous donner bien sûr mes meilleurs conseils pour devenir aussi bon que vous le voulez. Comment devenir bon? En plus des petits conseils ci-dessus, je vais vous dire ce que moi je pense du processus, et ce que j’ai vécu.

Quelques fausses croyances sur le fait d’être bon avec l’argent

Voyons tout d’abord quelques croyances sur l’argent qu’il faut éliminer tout de suite.

Être bon avec les chiffres

Non, il n’est pas nécessaire d’être bon en math pour comprendre les finances personnelles. On fait rarement des opérations complexes, cela se tient souvent à des additions et des soustractions. Ce n’est pas vraiment grave si vous n’arrivez pas à calculer dans la tête; c’est à ça que sert votre smartphone. Il vous suffit d’une note/d’un memo et de la calculette, et vous serez équipé pour devenir expert. La croyance selon laquelle il faut être bon avec les chiffres a tenu à l’écart des finances les femmes (dans leurs propres foyers), les non-matheux, les jeunes, etc pendant beaucoup trop longtemps…il n’y a aucun profil qui doit être exclu de la gestion financière. 

Avoir eu beaucoup d’argent

Je vous ai déjà expliqué que c’est dur de gérer un petit budget, parfois plus dur que de s’occuper d’un gros budget. Ce n’est pas parce que vous avez peu d’argent, des revenus faibles, un passé dans une famille modeste que vous allez être mauvais. Mes grands-parents sont les personnes les plus économes que j’ai jamais vus, et ils étaient pauvres! La bonne gestion ne se transmet pas par les gènes. Vous pouvez devenir bon même si tous les gens autour de vous sont mauvais avec l’argent. L’argent est une ressource, et comme toute ressource, elle doit être gérée qu’on en ait peu ou beaucoup.

Ne pas comprendre les termes techniques

L’argent est un langage compliqué. Vous vous rendez compte quand vous allez rendre visite à votre conseiller bancaire. Mais la vérité, c’est que ça reste une ressource comme une autre (exactement ce que je dis juste avant!). Les termes techniques sont parfois utilisés pour vous embrouiller. Spécialement par votre conseiller d’ailleurs. J’avais l’habitude de dire oui à tout ce que les experts disaient et je leur faisais  confiance sur leur « expérience ». Mais en fait, aucun expert ne veut vraiment que vous vous enrichissiez, ils veulent juste leur part du gateau.

À lire : L’importance de devenir autodidacte

Comment devenir bon avec l’argent

Comment devenir bon? Soyez bêtes. Posez des questions. Posez-vous des questions.  Je n’hésite plus à faire répéter à “l’expert” 4 ou 5 fois un calcul que je comprends pas. En admettant que je sais comment fonctionne une multiplication, un taux d’intérêt, etc…Je considère quune solution que je ne comprends qu’à moitié n’est pas une solution. Enfin, je n’hésite pas à envoyer ch*er les opérateurs, assurances et conseillers ou autres qui essaient de me vendre un produit soi-disant avantageux. Cela implique de dire « okay j’ai les infos, je vais réfléchir et je vous recontacte si ça m’intéresse », ou « non merci, j’ai besoin de réfléchir »…et de raccrocher à la figure de tous ceux qui ne respectent pas vos souhaits. Ne laissez pas les experts vous faire sentir que vous êtes incompétents!

Commencer quelque part

C’est extrêmement important de partir de quelque part, même si c’est de zéro. Vous ne pourrez que vous améliorer, pas vrai? Par exemple commencez par vous demander quelle info vous aimeriez savoir aujourd’hui. Vous pouvez décider aujourd’hui d’aller vous informer sur le prix d’un pack de yaourt pour ne plus vous faire avoir. Ou disons que vous ne savez pas quel livret épargne choisir. Commencez par vous renseigner sur le taux de votre livret A, puis vous tomberez sur le taux des différents livrets, puis vous allez aborder la fiscalité des différent livrets…Tout ça juste en mettant « livret A » en recherche google. Une info par jour ou même par semaine, c’est une info de plus!. Pour bien gérer votre argent, vous n’aurez pas besoin d’avoir des connaissances poussées en finances, juste des petites infos qui vont vous aider à mieux choisir dans la vie de tous les jours.

Utiliser son bon sens

En plus des informations techniques, vous allez encore plus progresser si vous avez confiance en votre instinct. Pour trouver les bonnes affaires, ou les endroits qu’il faut éviter, notre jugement nous donne beaucoup d’indices qu’il faut écouter. Se faire confiance nécessite d’exercer son pouvoir de décision dans différentes situations. Exemple banal, au supermarché, vous avez le choix entre deux produits, comment allez-vous choisir? Au fond de vous, vous connaissez toute la théorie sur les emballages attirants et les fausses promesses, alors utilisez ces infos pour choisir. Je ne dis pas ça parce que je vous prends pour une personne stupide…bien au contraire, vous êtes futé mais vous n’y croyez parfois pas assez. 

Testez et éliminez

Même si vous aimeriez que tout fonctionne du premier coup, ce ne sera pas le cas. Vous allez tester des solutions et voir que ça ne vous conviendra pas. Pire, des fois vous vous tromperez et vous perdrez de l’argent. Mais, particulièrement pour l’argent, on apprend vite ce genre de leçons. Le bon côté, c’est qu’une fois que vous vous habituez à la méthodologie de faire le test- se tromper – recommencer, vous serez suffisamment expert!.

À regarder : 5 Croyances sur l’argent qui sont fausses

Mon histoire

Je vais finir sur mon histoire, parce que je trouve qu’elle illustre bien mes conseils, et j’espère qu’elle vous aidera aussi. Il y a encore 6 ans, je ne savais rien sur les finances. Je ne savais pas que je pouvais mettre en place un découvert, ni que je devais penser à mettre mon argent supplémentaire sur mon livret A. J’ai appris mes leçons à un prix élevé : celui d’être à découvert chaque mois pendant une année pendant mes études. Cette expérience m’a tellement marquée que j’ai décidé que je n’allais plus jamais retomber dans cette situation. Toutes les habitudes que j’ai ne viennent pas de ma famille, qui ne m’a jamais parlé d’épargne ou même d’argent en général. En partant de zéro, vous pouvez donc devenir bon avec l’argent.

J’ai amélioré mes connaissances, une info à la fois. J’ai commencé par me renseigner sur mon compte bancaire, puis mon alimentation…je me suis dit qu’il fallait que j’apprenne à gérer mon budget comme si je ne n’avais que quelques centaines d’euros. Aujourd’hui et au bout de centaines d’infos, je commence à avoir les bases pour comprendre comment investir, comment analyser l’économie d’un pays, comme prédire des tendances économiques…tout ça pour que je puisse faire des meilleurs choix pour ma vie. 

Utilisez des livres, vidéos, formations pour le reste…

Ne restez pas loin des connaissances. Allez vers les livres ou formations sur les finances si c’est ce qu’il vous manque. N’ayez pas peur d’aller vers le thème des finances même si vous pensez que ça peut renvoyer une image bizarre de vous. Tout le monde ne vous comprendra pas, et ce n’est pas grave. Comme toute nouveauté, c’est un peu intimidant au début. Donc, autant vous dire qu’il n’y a pas de mystère ou d’infos cachés qui vous empêchent de devenir bon avec l’argent; il y a juste la curiosité et l’expérience d’exercer cette curiosité.


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La Règle #1 en Finances Personnelles

S’il y a des principes en finances personnelles, cette règle est la Sainte mère des règles. Pourtant, nous la connaissons tous cette fameuse règle et nous continuous à l’ignorer dans la vraie vie. Certains rigoleraient même à l’idée de lire ceci comme un principe fondateur. Parlons de cette fameuse règle et des applications .


Une règle mathématique avant tout

Donc partons du principe même de cette règle (et souvent la partie qui fait rire les personnes naives).

Une personne gagne 20 euros et une autre 15 euros…qui est la plus plus riche? 

On ne peut pas répondre à cette question sans avoir toutes les informations. Voilà la situation.Si elle gagne 20 euros et qu’elle en dépense 15, il reste 5 euros. Si elle gagne 15 euros, et qu’elle en dépense 7, il lui reste 8 euros. 

Appliquons cette même situation avec des vrais montants de salaires en multipliant  par 100.

Si elle gagne 2000 euros et qu’elle dépense 1500 euros, il en reste 500. Si elle gagne 1500 euros et qu’elle en dépense 700, il reste 800 euros.

La règle est la suivante : ce n’est pas ce que tu gagnes qui compte, mais ce que tu gardes.

Pourquoi cette règle n'est pas appliquée?

Les gens connaissent cette règle mais ne l’appliquent pas dans la vraie vie. Voici quelques exemples que rencontrés à travers Bliss & Benefits.

Une personne m’a une fois dit qu’elle travaillait à Paris pour gagner plus. Elle ne comprenait pas comment on pouvait économiser plus de 20% de son salaire dans cette situation. On a déjà un petit souci avec cette idée. Pourquoi travailler à Paris pour gagner plus si c’est pour ne pas pouvoir économiser plus?.

Je ne juge pas la décision de vivre à Paris, mais le manque de cohérence entre ces deux objectifs. Vivre dans les grandes villes en général implique de facto plus de dépenses : un coût de vie supérieur, et des dépenses liées aux activités que proposent les grandes villes. Si votre objectif est de pouvoir mettre plus d’argent de côté, il faut que vos revenus soient proportionnels aux style de vie imposé par ces grandes villes. 

Prenons un autre exemple d’une personne qui se plaignait de gagner le SMIC à Paris (oui encore Paris, mais ça pourrait être une autre grande ville). Je comprends que trouver un travail c’est dur, mais Paris est littéralement la pire ville pour y gagner le SMIC. Sauf si cette personne avait une OBLIGATION d’être à Paris, le SMIC est le même partout en France, et il aurait été plus judicieux de choisir une petite ville en province pour se laisser plus de liberté. 

Changer de vie = Changer de ville

Je sais que quand on se voit offrir un poste, on a du mal à dire dire non. C’est logique. Mais quand on a le choix, et si notre objectif est de pouvoir garder le plus d’argent possible et d’avoir un train de vie plus confortable, il faut faire ce petit calcul de coût de vie. Par expérience, je peux vous dire que j’économise autant dans ma petite ville de province que quand j’avais mon job Parisien, et cela même en gagnant plusieurs centaines d’euros en moins.

Ce qui a changé : mon coût de vie (et ma santé mentale au passage). Je comprends que certaines personnes aiment  le style de vie métropolitain, mais ça a un coût. Il reste une alternative qui est d’habiter dans les petites villes proches des grandes et de faire des allers-retours pour profiter de la vie, et garder un loyer bas. Parfois, le coût d’une abonnement SNCF/TER mensuel ou annuel peut être plus rentable que d’habiter dans ces grandes villes!. Encore une fois, tout dépend de votre objectif financier, et il y a toujours un compromis à faire.

À lire : La méthode 50-20-30 : Comment l'appliquer ?

Une règle de rentabilité

Cette même règle peut-être appliquée à des tas d’autres situations où la rentabilité est en jeu. Autre exemple : l’achat d’une voiture. Il faut se poser la question « est-ce rentable ?». Pour faire le calcul, il faut prendre en compte tous les coûts liés à la voiture (assurance, essence, perte de valeur avec le temps…). La praticité est souvent un facteur qui fait pencher la balance, et incite à acheter; or la praticité a un prix. Quand on commence a comprendre le principe de rentabilité qui découle de la règle des finances personnelles, on commence à tout analyser en fonction de ça.

C’est d’ailleurs comme ça que je résonne pour mes appareils électroniques ou mes meubles (je vous avais fait une vidéo la dessus d’ailleurs!) où je me dis : « À quel prix je peux revendre cet objet ? ». La règle reste la même, ce n’est pas le prix d’achat qui compte mais le prix de revente. Par exemple, je peux acheter une chaise chez Babou à 15 euros (font-ils des chaises? Je ne sais pas ). Je sais que je ne peux pas la revendre au dessus de 5 euros par la suite, car elle  n’a pas de valeur. J’achète une chaise chez Maisons du monde à 100 euros, je peux la revendre à 95 ou même 90 euros (si elle est en bon état) et je perds 5-10 euros seulement.

Le coût de vie optimisé

Un dernier exemple que je trouve pertinent de mentionner est celui des expats. Venant moi-même d'un pays où les expatriés arrivent en masse, je peux vous dire que leur calcul de rentabilité est vite fait. Vous verrez beaucoup de gens déménager dans des pays avec une monnaie plus faible (et qui sont accessoirement des petits paradis sur terre). Cependant ces gens vont dans ces pays en y gagnant un salaire européen avec des revenus en euros. Ils vivent une vie moyenne en France, mais deviennent les rois du monde, là-bas. Ces gens sont selon moi, ceux qui ont tout compris à la Sainte règle no.1.

Je pense que vous aurez bien compris que le salaire n'est pas toujours un bon indicateur pour optimiser ses finances. La règle « garder plus » est universelle et applicable à beaucoup de situations. Il faut y penser, et reprogrammer son esprit à penser dans ce sens si votre objectif est d’augmenter nos économies.


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Frugalité : les principes et règles pour l’appliquer

frugalité

Depuis le début du mois, je m’adonne à un challenge vu un peu partout : le février frugal. Un challenge c’est tout simplement un défi avec un objectif précis et des étapes. Le challenge dont je vous parle vient principalement des pays anglophones (est-ce qu’ils savent qu’il y a les soldes ici?), et que j’ai décidé de reprendre sur Bliss & Benefits parce qu’on touche aux finances, au minimalisme : deux thèmes que j’aime bien. Même si le challenge dure tout le mois de février, rien de vous empêche de le faire à un autre moment de l’année. Après tout, la frugalité est un style de vie. La challenge peut être vu comme une initiation.

J’ai voulu profiter du challenge février frugal pour partager un petit peu plus sur les choses que je fais au quotidien pour être plus frugale. Bon avant tout, l’adjectif frugal veut dire qui est simple et qui coûte peu cher. On voit donc une notion d’argent, mais aussi une notion de minimalisme. La frugalité, c’est de trouver la meilleure solution en utilisant le moins de moyens possible. C’est un peu comme quand vous faites la cuisine. Au lieu d’aller faire une recette pour laquelle vous n’avez que 50% des ingrédients, vous allez faire la recette pour laquelle vous avez entre 90 voire 100% des ingrédients. L’optimisation est à la base de cette idée de frugalité. 

Suite à cette petite explication, on va voir les grands principes de la frugalité, comment l’appliquer à votre vie, et quelles règles appliquer à votre mois frugal si vous décidez de faire ce challenge un jour.


Les grands principes de la frugalité

Les grands principes sous-jacents de la frugalité sont pour moi au nombre de 3:

L’efficacité. Pardon de rentrer dans les détails, mais l’efficacité est  la capacité de produire le maximum de résultats avec le minimum d'effort et/ou de dépenses. Donc on fait du mieux qu’on peut avec les moyens qu’on a. Que vous l’appliquiez à la cuisine ou à la gestion de votre garde-robe, l’efficacité fait indéniablement partie d’une bonne vie frugale. L’efficacité fait aussi appel à la notion de fonction. Un appareil électroménager qui  a 5 fonctions est plus efficace que 5 appareils qui n’ont qu’une fonction chacun.

Le minimalisme : le minimalisme est une simplification extrême…de quoi? Bien de tout. Des processus, de la décoration, des biens matériels, des couleurs…etc. Avoir moins implique acheter moins. Acheter moins, implique moins dépenser. Acheter moins force aussi à acheter mieux.

L’argent et faire des économies : bien sûr que l’argent est une partie indéniable de l’équation. Certaines personnes vivront de manière frugale par nécessité, d’autres par choix de vie. Mais le résultat est le même : une réduction des dépenses au minimum.

Appliquer la frugalité à sa vie n’est pas compliqué. Du moins pas quand on a consciemment envie de devenir matérialiste. Je sais de quoi je parle : il y a encore quelques années, j ‘avais encore tellement de vêtements que je n’avais pas à faire de machine pendant un mois (sans remettre les mêmes vêtements deux fois!). Bon, pour autant, il ne suffit pas de jeter 3 t-shirts à la poubelle. Pour un réel effet, il faut penser consciencieusement aux dépenses et à leur utilité. Pour illustrer mes propos, je vais parler de ce que je fais ou ne fais pas pendant ce mois de challenge frugal.

Devenir frugaliste en 3 règles

La première règle que je m’impose, c’est de limiter les dépenses non-essentielles. Par là, je veux dire celles qui ne sont pas liées à ma survie.  Les frais fixez comme le loyer, la facture internet ou les courses alimentaires sont inchangées. Mais celles qui s’apparent plus à un petit plaisir sont réduites. Pour moi, il s’agit de café par ci par là, de courses par gourmandise alors que je n’en ai pas besoin, ou encore de vêtements d’occasion. Je pense que pour devenir frugal, il faut vraiment être à l’aise avec le fait de ne pas toujours avoir ce dont on a envie. Il faut être à l’aise avec le fait d’être mal à l’aise. Tant que vous ne mourrez pas de faim, c’est que vous êtes sur la bonne voie. 

Je ne veux pas paraître moralisatrice. Je pense que c’est important que chacun fixe son seuil de tolérance et les situations qu’il est prêt à accepter. Parfois, vous ne voyez pas comment vous pouvez refuser un verre avec vos collègues alors que vous en avez vraiment envie, ou que vous sentez que vous allez rater une occasion importante. Le but n’est pas non plus de se dégoûter du minimalisme et ne plus vivre. Commencez par être plus prudents avec vos dépenses, et faites les choses qui vous importent le plus. À l’inverse, dites non à ces choses qui vous sont égales et refusez de consommer sans en profiter.

À voir : Vivre le frugalisme en 5 principes

Faire ses comptes

La deuxième règle que je m’impose, c’est de faire les comptes tous les jours. Je le fais déjà à la base, mais pour s’initier à la bonne gestion financière, c’est un exercice pas mal qui vous fera prendre conscience réellement de ce que vous dépensez. Si vous arrivez à faire le challenge avec un(e)ami(e), c’est encore mieux pour être redevable et ne pas oublier. 

La troisième règle de ce mois est de se débarrasser de tous les objets qui n’ont plus leur place dans votre vie. Certains devront faire un grand tri. Pour moi, ça a commencé par la garde-robe où il me restait une dizaine de vêtements et d’accessoires à enlever et à mettre sur des sites de vente d’occasion. Puis, j’ai trié mes cosmétiques, médicaments, accessoires de beauté, etc…et j’ai transformé 5 tiroirs en 2 petites boîtes. Quand vous commencez à vous demander « dans quelle situation je peux utiliser cet objet? », c’est que l’objet est déjà probablement inutile. 

À lire: 6 Manières dont vous gaspillez peut-être votre argent

J’ai aussi trié mes objets électroniques et cables  en touts genres et réduit au minimum. Si ça peut vous aider, l’astuce que j’utilise c’est d’avoir une boîte spéciale « déchetterie » près de mes poubelles et une boîte « dépôt-vente ». Ça m’encourage à trier au fur et à mesure. Je dois avouer aussi que ce qui me motive, c’est d’avoir de l’argent grâce aux objets que je vends, afin de payer les nouvelles choses que je veux. 

La frugalité reste une question de bon sens selon moi. On doit profiter d’avoir une vie où on peut vivre dans l’abondance pour essayer de vivre avec peu. Certains n’ont pas ce choix. La vie frugale, c’est aussi faire des choix conscients et ne plus suivre les sirènes de la consommation. 


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5 Résolutions financières à prendre dès 2019

résolutions financières 2019

2018 s’est terminé avec les gilets jaune et a été financièrement compliquée pour tout le monde. Je ne peux que constater que beaucoup de gens autour de moi n’ont rien économisé en 12 mois à cause de la « conjoncture actuelle ». J’ai donc décidé de vous aider à bien commencer l’année en vous donnant ces 5 résolutions qui vont sauver vos finances. Et rendre votre année rentable (et plus agréable en passant).


Résolution 1 : Commencez par vous occuper de  vos grosses dépenses

Vous avez eu l’impression de faire pas mal d’efforts en vous serrant la ceinture en 2018. Au final, les résultats sont médiocres et pas à la hauteur de vos attentes ?. Il y a deux principales manières de faire des économies : en arrêtant vos dépenses, ou en dépensant moins. Quand on s’occupe des finances, il est facile de tellement se préoccuper des petites sommes. Mais on oublie de voir ses finances comme un système global. Il y a peut-être de plus grosses dépenses qui pourraient vous économiser des centaines d’euros d’un coup. Par exemple, renégocier les conditions de votre prêt, ou annuler votre abonnement à la salle de sport si vous n’y allez pas assez. 

Résolution 2 : Enfin décider de lancer ce projet

J’en parlerai de plus en plus cette année, mais il n’a jamais été aussi important de créer des revenus complémentaires que maintenant. Même si votre travail vous plait et vous permet de vous nourrir, la situation économique ne vous permet pas de vous reposer sur vos acquis. Qui plus est, personne ne cracherait sur 100€ de plus tous les mois, ou ne serait-ce qu’un peu plus d’argent pour mieux vivre. Cette année, je vais tout vous apprendre sur comment faire de l’argent.

Résolution 3 : S’éduquer sans cesse

Personne ne viendra vous dire comment gérer votre argent. Personne ne pourra non plus vous consoler quand vous n’aurez pas atteint vos objectifs financiers. Je le dis encore une fois, mais la situation économique ne vas pas cesser de se dégrader. Je pense donc que 2019 est une année où s’auto-éduquer devient nécessaire, voire vital pour s’en sortir. Vous pouvez acheter mes formations pour commencer, mais en plus, il existe des centaines de livres pour apprendre. Beaucoup de gens font une croix sur ça parce qu’ils ont peur des « termes techniques ». Il suffit de trouver le livre, la vidéo, le podcast qui aborde les choses avec simplicité.

Résolution 4 : Trouver sa mission

Je parle d’argent sans oublier de le mettre côte à côte avec la vraie vie et l’épanouissement. J’ai envie que vous compreniez que vos projets de carrière ou de business ne sont pas si inaccessibles. Vous n’êtes pas obligé de rester pauvre toute votre vie. Vous n’êtes pas obligé de faire quelque chose que vous n’aimez pas pour gagner votre vie. 2019 sera une année pour vous pour explorer les pistes de carrière que vous ne connaissez pas encore peut-être, et faire votre max pour concilier épanouissement et finances personnelles.

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Résolution 5 : Penser à son héritage

Je sais qu'au quotidien avec toutes les dépenses d’un coup, on se contente de gérer au jour le jour. Mais, ça ne nous permet pas de planifier sur le long terme. Quand je prend le temps de me demander : « qu’est-ce que j’ai envie de laisser à mes descendants? », j’ouvre mon esprit à plus d’idées. Je sais que ça devient un luxe de pouvoir planifier sur plus de 2 ans, pourtant, ça ne nous empêche pas de commencer à poser pierre par pierre notre héritage financier et spirituel pour les suivants peu importe notre âge.

Personnellement, je commencerai cette année à dessiner les plans de la maison de mes rêves après avoir passé plus de 2 ans à réunir des photos et des idées. Ça ne me garantit pas de l’avoir, mais au moins je me donne les moyens de commencer.

Donc, concernant les résolutions en général, je pense qu’on a tendance à sur-évaluer notre capacité et notre volonté. Mais quand il s’agit de finances, les mesures sont plus simples que ça en a l’air avec des résultats parfois immédiats. Allons de l’avant et faisons en sorte de mettre en pratique tout ce qu’on peut. Je vous accompagnerai bien sûr avec des conseils, des formations et des outils! Bonne année prospère à tous!

 

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La Méthode 50-20-30 : Comment l’Appliquer ?

la méthode 50-20-30

Concernant la gestion d’argent, il y a un certain nombres de « formules » qui nous guident sur les bonnes pratiques à adopter. Combien dépenser? Combien économiser? Est-ce que je mets suffisamment de côté? S’il y a une formule qui fonctionne, et qui a déjà aidé des millions de personnes dans le monde, c’est la méthode du 50-20-30. 

Comprendre la méthode 50-20-30

Voici le principe de cette formule qui est en fait une proportion ou un pourcentage.

  • 50% de vos revenus vont vers vos frais fixes prioritaires : loyer, charges, électricité/eau/téléphone,  nourriture, impôts, essence, etc…
  • 30% de vos revenus vont vers vos dépenses non-prioritaires : les sorties, les restos, les cafés, les vêtements, les cadeaux, les loisirs.
  • 20% de vos dépenses vont vers votre épargne et/ou le remboursement de vos dettes et/ou votre fond d’urgence.

Dans beaucoup de cas, les gens arrivent à inverser le 20-30. Ils parviennent à mettre 30% au lieu de 20% de côté. Pour dire que ce n’est pas impossible, mais nécessite d’avoir des revenus correctes et suffisants.

Comment progresser avec la méthode 50-20-30 ?

Bien sûr, cette formule doit s’adapter aux finances de chacun et doit évoluer avec vos revenus, vos dépenses, vos besoins, votre situation ou encore vos projets. Votre objectif final pour devenir prospère sur le long et moyen terme sera de :

  • Réduire au minimum les dépenses obligatoires. Dans un premier temps, on va tout faire pour se rapprocher de ce seuil des 50%. Pour ça, on peut déménager pour réduire son loyer, ou vendre sa voiture si elle n’est pas utilisée, ou encore apprendre à mieux planifier ses repas. Une fois qu’on est proche des 50%, on peut encore continuer à progresser. On peut déménager chez ses parents si c’est possible (mais c’est assez radical et pas possible pour tous), ou continuer à faire des petits changements dans la vie de tous les jours.
  • Les 20% d’économies peuvent être bien entendu augmentées dans l’idéal. La manière la plus direct de le faire, c’est de générer plus de revenus, mais ce n’est pas la plus simple. En réduisant les dépenses obligatoires, on va augmenter naturellement notre potentiel à économiser et/ou à rembourser nos dettes.
  • Enfin, l’argent qu’on met dans les loisirs est largement modifiable. Comme vous l’aurez deviné, plus vous enlèverez les items non-obligatoires, et plus vous réduirez vos dépenses dans cette partie. Il n’est ni bien, ni réaliste d’enlever totalement cette partie, car sur le long terme, on peut plus facilement craquer et dépenser beaucoup d’un coup pour compenser. Qui plus est, la formule du 50-20-30 n’a pas pour objectif de créer une vie de privation, qui rend malheureux, bien au contraire. Il faut simplement mieux s’organiser. Quand on a peu de revenus, mieux vaut aller au resto ou au ciné une fois par mois que de se priver totalement. On peut aussi s’acheter des vêtements d’occasion sur les sites de revente de vêtements au lieu de les acheter neufs. Encore une fois, on est dans une optique d’optimisation et non pas de privation.

À lire : Ces comportements qui affectent vos finances

Qui ne peut pas utiliser la méthode 50-20-30 ?

La raison pour laquelle cette formule simple fonctionne pour tant de gens, c’est qu’elle est indépendante de nos revenus. Car, oui, ça fonctionne aussi bien pour quelqu’un qui gagne un SMIC qu’une personne avec un salaire plus élevé. Pas d’illusion à se faire toutefois, car il y a un certain nombre de situations où il sera difficile voire impossible de l’appliquer.

  • Quand on ne gagne pas de revenus

Et oui, pouvoir appliquer cette formule implique qu’on ait de l’argent à gérer. Les étudiants et les personnes avec des revenus faibles se verront de facto contraints d’utiliser d’autres techniques plus adaptées.

  • Quand on a des dettes.

La formule reste applicable mais il y a une des proportions qui va « sauter ». Ça peut-être celle faite pour les économies ou de préférence celle pour les dépenses de loisirs. 

  • Quand on a une ou plusieurs personne à charge

De la même manière qu’une personne qui a des dettes, une proportion plus ou moins grande va aller vers cette personne. Il convient donc d’ajuster une des proportions.

 

Vous l’aurez compris, la formule du 50-20-30 est pratique et est utile pour se mettre des objectifs financiers au quotidien. Elle peut aider lorsqu’on planifie son budget mensuel. Cette méthode fait ses preuves car elle est flexible et s’adapte à différents budgets. Ceux qui ont utilisé cette méthode ne le regrettent pas. C’est une des premières étapes pour atteindre la prospérité financière.

Avez-vous déjà testé cette méthode? 

 

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Devenir Adulte : Pourquoi on parle d’adulescence ?

devenir adulte

Être adulte, c’est dur. Être jeune adulte, c’est un peu plus dur.  Vous remarquerez qu’on parle aussi de l’adulescence : cette phase floue de transition entre l’adolescence et la phase adulte. Pourquoi cette phase transitoire est de moins en moins pris au sérieux (par les “vrais adultes”) et de plus en plus longue? Et quelles sont les conséquences sur la vie d’un(e) adulte?


Personnellement, j’ai mis longtemps à intégrer que j’étais adulte. Ça fait pourtant déjà 10 ans. Pour cause, je n’ai pas ressenti ce que j’avais espéré, voire planifié ressentir lors de devenir adulte. Je suppose que je m’attendais à ce que du jour au lendemain, les gens commenceraient à me traiter différemment. Oui, j’ai aussi trop regardé Les frères Scott. Même si j’ai commencé à payer le loyer, et que j’ai pu cesser de compter sur mes parents pour payer mes études, mentalement la transition était plus difficile.

J’ai réalisé que je n’étais pas la seule dans ce cas. Certains changements sociétaux ont contribué à ralentir le début de la phase adulte. On va voir dans cet article ce qui retarde cette étape et ses conséquences.

Des études plus longues et plus couteuses

Avec les exigences du monde professionnel, faire des études plus longues devient plus commun. Les jeunes visent le bac+5 et au delà pour être surs d’être sur la bonne voie. Au master s’ajoute le master spécialisé, ou encore le doctorat. Bref, les études semblent interminables. Alors qu’avant, il était commun de commencer à travailler vers 22 ou 23 ans, ce n’est pas étrange de commencer à 24-26 ans de nos jours. Comme si cela n’était pas suffisant, on commence la vie active avec plus de dettes également. De plus en plus de jeunes prennent des prêts étudiants car leurs parents ne peuvent pas payer leurs études. 

Je pense qu’on peut dire que ce n’est pas la situation financière idéale pour commencer la vie active. Le résultat, c’est que nous avons des jeunes qui tardent plus à prendre leur indépendance. Ils retournent même parfois chez leurs parents pour pouvoir rembourser leurs prêts. Beaucoup de jeunes adultes vivent ces situations comme un échec, et se sentent infantilisés et dépendants.

Une vraie tendance à vouloir expérimenter et profiter de la vie

J’en avais déjà parlé dans mon article sur les millenials, mais je vais le répéter ici. Les jeunes adultes (millenials compris) préfèrent parfois faire un compromis sur les revenus pour une expérience plus épanouissante. Okay, et des fois, ils ne font qu’un compromis sur le salaire tout court. Sinon, en supposant qu’ils ont pris leurs parents comme contre-exemple de personnes épanouies, ils n’hésitent pas à prendre une année sabbatique, à lancer un projet indépendant ou encore à s’expatrier. Le risque en vaut peut-être la chandelle. Toutefois, il semblerait que quand ces aventures ne mènent pas toujours à des chemins de vie plus stables et plus lucratives, les individus se retrouvent bien souvent frustrés (et ont plus de mal à décoller) par rapport à leurs semblables qui cherchent une voie plus classique.

Le problème ne vient pas du fait de vouloir « expérimenter », mais plutôt celui de ne pas prendre cette expérimentation au sérieux, comme si celle-ci ne comptait pas. Au final ces adultes se retrouvent pas loin de leur trentaine avec les conséquences de leur expériences qu’ils n’ont pas su arrêter ou faire durer. L’expérimentation devient du coup de la procrastination déguisée.

À lire : Les Millenials et l’argent

Des choix de vie stratégiques plus (trop) tard

Avec la fin des études tardive, cela décale aussi la construction d’une vie sentimentale stable à plus tard. Ce n’est pas absolument nécessaire, mais la vie sentimentale a beaucoup d’impact sur les décisions, les finances et le patrimoine individuel d’une personne. Beaucoup de gens se « casent » avec la personne qui semble être la plus proche d’eux pendant leur vingtaine, et pensent “faire passer le temps”. La phase adulte est retardée quand ces personnes ne prennent pas en compte l’importance de faire ces choix stratégiques alors que le moment est encore bon. 

Ceux qui ne sont pas en couple dans leur vingtaine et qui ne cherchent pas un partenaire stable se retrouvent à accélérer toutes les étapes une fois qu’ils sont avec une personne à peu près correcte. Des décisions sur le mariage et les enfants se font plus hâtivement, sous pression et dans l’urgence. Autant vous dire que le succès sur le plan sentimental sur le long terme n’est pas toujours au rendez-vous.

Une attitude peu encourageante des adultes

Un dernier point que je voulais soulever, c’était concernant l’attitude des adultes plus âgés envers les jeunes adultes. Le mot « millenial » n’a fait que décrédibiliser les jeunes adultes à cause de toutes les connotations négatives qui l’accompagnent. Je pense que les adultes ont de plus en plus de mal à prendre ces gens de 20/30 ans au sérieux, et à les voir comme plus frivoles. Même les parents de ces jeunes adultes ont tendance à traiter cette prise d’initiative comme une énième crise d’adolescence ou une crise identitaire. Les parents se disent : «  c’est pas grave il/elle a le temps ». 

La vérité, c’est qu’il faut traiter les choix des jeunes adultes comme de vrais choix, et non pas comme des expériences dénuées de sens. Tester, c’est aussi faire des choix courageux par la suite. Bien sûr, les jeunes adultes ont besoin d’être rassurés, mais ils ont aussi besoin d’être pris au sérieux par leurs parents, leurs employeurs et leurs semblables.

À lire : The defining decade par Meg Jay

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Que veut dire l’Indépendance Financière ?

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Je parle souvent d’indépendance financière et je reçois souvent des questions sur ce que veut vraiment dire ce terme. Est-ce que ça veut dire ne plus dépendre de ses parents? De son conjoint? Quelle somme ça représente? Est-ce que vous êtes indépendant financièrement? Et sinon comment le devenir?


Qu’est-ce que l’indépendance financière ?

Tout d’abord, il faut remarquer que ce terme n’est pas très employé. C’est d’ailleurs bien dommage puisque vous allez apprendre à quel point c’est important. D’abord l’indépendance financière, c’est une notion liée à l’argent, et plus précisément au revenus. Cela implique qu’une personne est autonome en revenus. Autonome est à prendre ici au sens large : comprendre sans compter sur aucune personne, ni entité pour toucher des revenus. Pas de parents, pas de conjoint, pas de travail.

Vous comprenez graduellement que la plupart des gens ne sont pas indépendants financièrement. Même si les gens sont autonomes, cela ne veut pas forcément dire qu’ils ne dépendent pas d’un travail. S’ils se font licencier, ils vont se retrouver sans revenus. Ce n’est donc pas un cas d’autonomie financière. Il y une notion implicite qui est aussi derrière ce terme : celle de gagner son argent sans échanger du temps contre de l’argent. Pour être claire, c’est le cas de tout travail salarié : on échange notre temps et nos compétences contre de l’argent.

Mais pourquoi choisir d’être autonome financièrement?

Il s’agit d’un choix personnel de ne pas dépendre de quelqu’un ou d’un travail pour gagner de l’argent. C’est une manière de prévoir l’avenir d’une autre manière. Je sais que les gens se posent rarement cette question : « Est-ce que j’ai envie de travailler pour quelqu’un? ». La réponse dans notre société moderne est quasiment automatique. Les gens qui se la posent sont plus susceptibles de considérer les alternatives à un travail salarié plus tôt dans leur vie.

À cette étape, vous pensez peut-être que le seul moyen d’être indépendant, c’est d’être rentier. En effet, c’est UNE des façons d’être libre financièrement. Et il y a des dizaines de méthodes pour le faire. Je ne vais pas toutes les aborder ici, ça serait long dans le contexte de cet article. Une des méthodes est d’être à son compte est de créer et vendre des biens ou des services.

En fait, c’est de l’entrepreneuriat quoi. Alors que ce n’est pas la méthode la plus facile, ni la plus rapide, elle est largement adoptée par tous les gens qui ont une passion ou un domaine d’intérêt particulier. C’est un moyen de faire de l’argent tout en remplissant ses journées. Oui parce que l’indépendance financière ne veut pas dire zéro travail. 

En lien : Comment gagner un revenu complémentaire?

Pourquoi les gens se torturent ainsi alors qu’ils peuvent trouver du travail?

Tout simplement parce qu’être libre n’a pas de prix. Être libre de son temps, et son énergie est un rêve pour beaucoup de gens. Les entrepreneurs estiment que le fait d’être payé à faire ce qu’on aime faire est l’ultime étape d’accomplissement. Je suis plutôt d’accord avec cette vision.

Ne pas travailler ou ne pas occuper ses journées entrainerait pour tous une rapide frustration. Ce n’est donc pas réaliste de ne rien faire. Une dernière méthode pour gagner de l’argent, c’est d’acheter un bien à un prix et de le revendre à un prix plus élevé. Ça peut être un objet (meuble, voiture…), un bien (maison, terrain…) , une monnaie (trading en bourse ou en crypto-monnaies), et bien d’autres choses. 

Vous l’aurez compris, l’indépendance financière n’est pas accessible à tous immédiatement. Par contre, construire une stratégie sur le long terme est totalement à la portée de tous, et est viable. En se basant sur le fait de partir d’un produit/une entité qui ne vaut rien sur le marché (en valeur monétaire, ou autre), n’importe qui peut le transformer en quelque chose qui a de la valeur. Le seul facteur limitant est le temps.

Par exemple, un compte Instagram (désolée j’adore prendre Instagram comme exemple) qui a 10 followers ne vaut pas autant au yeux du marché qu’un compte qui a 10000 followers. C’est pour ça que les marques investissent dans les gros comptes (oui les influenceurs…roulement des yeux). Alors, ça prend du temps de transformer un compte de 0 à 10 000 abonnés, mais contrairement à des biens immobiliers, c’est accessible à tous en terme d’investissement financier initial. On part à armes égales (ou presque). Disons qu’on doit choisir comment utiliser nos armes de la manière la plus efficace dans ce cas.

Pour aller plus loin : Mon outil de gestion financière 

Pour conclure...

Vous avez maintenant l’image globale autour de ce terme d’indépendance financière. Elle n’est certes pas facile à acquérir, et n’est pas à la portée de la majorité des gens. Toutefois, avec la planification, le temps, et les efforts nécessaires, elle devient plus accessible à tous. N’oubliez pas, nous n’avons pas les mêmes armes, mais notre capacité à utiliser celles qu’on maîtrise le mieux fera notre richesse (financière et plus).

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