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Produits virtuels ou produits réels : comment choisir ?

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Admettons que vous avez décidé de commencer votre activité. Ça peut être en parallèle d’un travail salarié classique ou entièrement à votre compte. Cet article concerne aussi les personnes qui veulent devenir freelance dans leur domaine. La plupart des gens vont se lancer sous le statut d’auto-entrepreneur. Sous ce statut, vous possédez une micro-entreprise.

Une des premières questions que vous vous posez sans doute, c’est : qu’est-ce que je vais vendre?. D’un côté vous imaginez votre salon devenir un mini entrepôt amazon, et vos journées se remplir de trajets entre la poste et votre maison. D’autre part, vous essayez de voir comment vous pouvez vous lancer dans les produits virtuels ou les services mais vous ne savez pas vraiment comment vos compétences peuvent être vendus. Je vais vous parler des différentes modalités grâce auxquelles vous allez pouvoir monétiser votre activité, mais je vais surtout vous aider à trancher s’il faut vendre un produit réel (une marchandise) ou un service.

Pour clarifier, je parle de produits virtuels ou de services quand aucun objet n’est associé à l’achat. Cela peut être un PDF à télécharger ou un logo à dessiner. Je parle de produits réels/solides ou de marchandise quand c’est un objet palpable que je peux envoyer par la poste.

A la question : produit ou service? Il n’y a pas de bonne réponse car chaque personne va y trouver des avantages et des inconvénients. Tous les deux requièrent un minimum d’effort pour être mis en ligne et promus. Je pense qu’il y a toutefois de grosses différences qui peuvent aider une personne à se décider. Voici les différences importantes selon moi.


L'énergie créative

La première grosse différence est en terme d’effort de création.  Un produit virtuel de type PDF ou un service demandera plus d’effort mental de création et/ou de résolution de solution. Puisque c’est vous qui créez le produit, forcement il faudra passer beaucoup de temps en amont pour créer du contenu. Ce n’est pas forcement le cas pour un produit « réel ».

Pour les marchandises, il faut rédiger des fiches produits qui contiennent des infos assez génériques. Cela ne requiert pas la même « énergie créative » que demande une formation par exemple. La promotion de produits réels est aussi plus simple selon moi, car ça passe souvent par des éléments visuels. Pour promouvoir un produit virtuel ou un service, il faut rédiger une offre, et surtout une page de vente complète. Cet exercice est assez fastidieux, et même après des années d’expérience, ça reste un travail qui demande un effort conscient.

Cotisations sociales

Peu de gens savent aussi que sous le régime des micro-entreprises, les services et les produits réels sont soumis à des taux de cotisations sociales différentes. Si vous le saviez pas encore, tous les auto-entrepreneurs doivent cotiser aux prestations tels que l’assurance maladie, la retraite ou encore les allocations familiales.

On parle de 12,8% (en 2018) pour la vente de produits versus 22% pour les services. Cela prend en compte la marge qui est plus importante quand on vend un produit virtuel ou un service car on ne paye pas de fournisseur. Même si on parle souvent d’argent sur ce site, je ne pense pas que ce soit un facteur qui permette de trancher sur le sujet. Je connais des personnes qui font à peine quelques centaines d’euros en vendant des formations, et je connais aussi des gens qui font des milliers d’euros en vendant des produits réels. Finalement, ce qui compte, c’est le volume des ventes.

À regarder : La gestion d'argent pour les entrepreneurs et les indépendants

Logistique

Un des facteurs qui pourrait trancher, c’est celui de la gestion de la logistique. Cela concerne les produits solides. Certes, il ne faut pas trop d’effort créatif pour écrire une description de produit, mais il en faudra pour trouver les bons produits à vendre, trouver les fournisseurs, réceptionner les produits, gérer les stocks, gérer les envois de colis, gérer les retours et les remboursements…etc. Toute cette logistique est quasi-inexistante pour un produit virtuel ou un service.

Qui dit logistique dit aussi stockage. Si vous vendez des petits objets, vous pourrez probablement le faire dans un coin de votre appartement. À l’inverse, il suffit que vous ayez des objets de grande taille pour nécessiter un vrai aménagement de stockage avec des étagères, des boîtes et des étiquettes, etc…C’est donc un vrai facteur à considérer. La location d’un local pour la préparation et l’envoi des colis est bien sûr envisageable, mais ça a un prix et il faut le prendre en compte dans le calcul de rentabilité du projet.

Une des pratiques qui a révolutionné cette logistique, est l’avènement du dropshipping. Le dropshipping consiste à laisser le fournisseur gérer lui-même l’envoi des commandes directement au client. Pour l’instant, la majorité du drop shipping se pratique par la Chine sur des plateformes comme Wish ou Aliexpress.  N’importe qui peut s’y mettre sans avoir de pré-requis en vente ou en commerce. Toutefois, comme les articles sont expédiés de Chine, ils mettent environ 3 semaines à être livrés en Europe. Sachez aussi qu’avec cette méthode, vous pouvez oublier les beaux packagings. La plupart des objets arrivent dans une enveloppe à bulle avec des étiquettes en chinois. Si vous vendez des produits prônant un certain lifestyle, pas sur que vos clients apprécieront l’image que ça renvoit. Ma connaissance du dropshipping s’arrête là, je ne saurai dire si on peut customiser l’emballage chez certains vendeurs par exemple.

Les marges

Comme vous avez pu le deviner, un produit réel ne dégage pas la même marge qu’un produit virtuel. Quand un client achète un produit solide, une partie de cet argent va payer le fournisseur et les frais de port d’envoi. Plus la marge est importante, et plus le chiffre d’affaire sera important. Un produit virtuel ou un service requiert peu ou pas de matières premières ni de fournisseur. Un PDF ou une formation ne coûte pratiquement rien à la création.  Presque 100% des coûts seront des bénéfices.

À lirePourquoi ton idée de projet va échouer ? Et comment l’empêcher ?

Scalabilité

Un dernier point que je peux mentionner, c’est la différence de scalabilité. Un produit ou service scalable est une entité qui peut s’adapter à une demande croissante. Que je vende 1 PDF/une formation ou que j’en vende 100, mon système reste le même. On parle d’un système scalable. Par contre, en vendant des produits réels ou des biens, une demande et des ventes croissantes va accroître l’inventaire (stock de produits disponibles à la vente). Votre logistique pour vendre 10 produits ne sera pas la même pour vendre 100 produits. La vente de biens est donc non-scalable. 

Maintenant que je vois ai présenté les arguments, vous aurez peut-être l’impression que je penche en faveur de produits virtuels ou de services. Ce n’est pas le cas. Je pense que le type de produit dépend de la personne. Si vous avez une grande énergie intellectuelle et créative, alors je pense que les formations et autres PDFs en ligne peuvent plus vous plaire. À l’inverse, si vous aimez les tâches assez répétitives et un cadre plus structuré, peut-être que vous allez aimer la nature moins variante et un peu moins intellectuelle de la vente de produits réels. J’espère que vous aurez maintenant toutes les infos pour choisir ce qui vous convient le mieux.

Je vais finir en ajoutant qu'on peut vendre les deux. L'exemple typique serait la vente de PDFs en parallèle de la vente de goodies de la même marque. À chaque type de produit s'appliquera donc des cotisations différentes, etc...Les règles ne vous restreignent pas, mais il vaut mieux vendre un seul type de produit pour commencer et le faire dans les règles de l'art, plutôt que d'essayer d'être partout en faisant les choses à moitié.


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Travailler gratuitement : pourquoi ne pas se brader

travailler gratuitement

Pour avoir de l’expérience, contre de la « visibilité », ou encore pour rendre service, travailler gratuitement vous a déjà effleuré l’esprit. Il y a des terribles idées préconçues autour du travail gratuit. Déjà en France, vouloir de l’argent = démon/satan/méchant capitaliste…mais en plus il y a peu d’éthique par rapport à la redevabilité monétaire. Je n’ai pas encore mis le doigt sur le vrai problème qui fait croire aux gens que la gratuité est normale. Il est vrai qu’avec le système d’aide sociale en France, l’argent est souvent vu comme un dû.

Toutefois  cela ne justifie pas de ne pas rémunérer quelqu’un pour son temps, ses compétences ou ses services, et  C’EST de l’esclavagisme. L’argent ne tombe pas du ciel et personne ne peut payer son loyer avec de l’expérience ou de la visibilité. À défaut de ne pouvoir tout obtenir gratuitement, certains n’hésitent pas à négocier le temps de vie des gens comme à la brocante. Mais alors, qu’est-ce qui va de travers avec ce système de pensée ? et pourquoi vous ne devez pas vous brader ni sur le marché du travail, ni ailleurs?.


L’origine du travail

Pour bien remettre les choses dans leur contexte, il faut comprendre qu’à l’origine, le travail existe pour que les employés puissent échanger leurs temps, et leurs efforts contre une rémunération. Cette rémunération sous forme de bien ou de service consommable sert surtout à combler les besoins essentiels : manger, boire, être en sécurité, se mettre à l’abri. Une fois ce besoin satisfait, il n’y a plus lieu de travailler. Avec les salariat comme on le connait, les employés louent leur force de travail moyennant rémunération à d’autres qui sont propriétaires des moyens de production (usines, machines, terres…). Cette petite parenthèse historique restitue bien la nécessité d’être payé.

Ce n’est qu’à la fin du 18ème, qu’on va commencer à voir le travail comme un moyen d’épanouissement. Malgré ça, les salariés heureux sont aussi ceux qui estiment être récompensés à la hauteur de leurs efforts . D’ailleurs on dit souvent que l’objectif de carrière d’une personne est : « d’être payée à faire ce qu’elle aime ». Ce ne sera pas le cas pour tout le monde, mais ça reste un objectif pour beaucoup de gens.

Une petite expérience troublante

Avec un ami entrepreneur, nous avons tenté une expérience. Il y a quelques jours, nous avons proposé à sa liste de clients d’acheter une sélection de ses produits au prix qu’ils voulaient à partir de 0€ (pour des produits qui coûtent au minimum 50€). Il avait pris le soin de développer sa communauté depuis des années en fournissant des produits de qualité. Ses clients ont toujours eu de l’estime pour son travail. Pour cette raison, l’hypothèse était que les personnes intéressées donneraient un minimum.

Comme vous le devinez, 70% des gens ont donné 0€, et 30% ont donné entre 1 et 10€! Cette expérience est importante pour comprendre que les gens n’ont aucune estime pour le travail gratuit. Travail gratuit = travail avec peu de valeur. Regardez simplement le nombre de PDFs que vous téléchargez gratuitement sans jamais les lire! Il est donc important de NE PAS appliquer la gratuité à votre temps ou à vos talents.

Travailler gratuitement pour avoir de l’expérience

Je pense qu’on a tous un mauvais souvenir des stages non-rémunérés qui existaient il y a quelques années. Il y encore des pays où ça s’applique : en gros, c’est vous qui payez pour travailler dans une entreprise. Dit comme ça, je pense que ça a l’air encore plus absurde. Je vois encore des petits pièges qui incitent l’employé à donner beaucoup plus que ce qui n’est prévu par la loi. Un exemple simple est celui des heures supplémentaires qui sont ignorées. C’est aussi le cas quand on vous demande d’utiliser votre propre voiture pour vos besoins pro sans vous rémunérer pour compenser l’usure de celle-ci. 

À part la gratuité, je vois aussi beaucoup de postes sous-payés pour le travail demandé. Les employeurs deviennent de moins en moins scrupuleux face à l’apparente abondance de potentiels salariés. Vous ne pouvez pas y faire grand chose si ce n’est de faire votre travail de recherche en amont sur les salaires pratiqués dans votre domaine. Se brader sur le marché du travail contre une expérience va peut-être vous permettre de vous nourrir (et c’est pas mal dans ce cas), mais sur le long terme votre avenir financier est en jeu. Ce n’est en aucun cas un projet qui tient la route pour vous. Après, chacun est responsable de ce qu’il/ell est prêt(e) est accepter dans ce domaine.

Le cauchemar des freelances

Les freelance sont sans doute ceux qui rencontrent le plus de clients peu scrupuleux. Certaines entreprises demandent un « test » avant de se décider. Puis, elles vont tester les limites du freelance pour voir jusqu’où il/elle s’investit sans frais. Souvent, pour ne pas perdre le bénéfice des coûts engagés, certains freelances finiront par brader leur travail pour en finir avec l’entreprise. Un freelance devrait toujours avoir un portfolio de son précédent travail, afin d’éviter d’avoir à faire un « test » gratuit. Si vous êtes concerné par ce sujet, sachez qu’aucune entité ne peut vous forcer à travailler gratuitement, et même un test devra être facturé  au tarif normal. Sous prétexte que « c’est ce qui se fait dans le milieu d’habitude », ne vous sentez pas redevable envers toute une profession. 

Partenariats foireux

Vous avez tous entendu il y a quelques mois le mini-scandale de cette instagrammeuse très connue qui voulait un séjour gratuit dans un hôtel en échange de faire de la publicité « gratuite » pour cet hôtel. Beaucoup n’acceptent plus de partenariats de ce genre. Beaucoup d’influenceurs refusent également de faire de la pub gratuite pour des marques en échange de produits. Si les choses changent, c’est parce que les gens se rendent compte que la publicité gratuite ne paye pas les factures. Qu’en est-il de la visibilité ? Alors oui, si cette instagrammeuse peut marquer l’hôtel dans un post pour faire de la pub, elle ne peut pas garantir que cela va engendrer des réservations. Il faut un compte avec des millions d’abonnés pour pouvoir revendiquer une influence certaine sur l’impact de la pub. En attendant l’hôtel doit bien payer ses employés. 

Quid de la visibilité

C’est la même chose quand quelqu’un va vous demander des services gratuits : ce pote qui va vous demander de lui monter son site en échange de mettre votre nom sur une page….ou encore ces amis qui vous demanderont des photos gratuites à leur mariage en échange d’en parler autour d’eux (comprendre « au 50 amis qui verront leurs photos sur Facebook et qui prendront la peine de cliquer sur la description »). Toutes les visibilités ne sont pas égales. Avant d’accepter, il faut se demander « qui vera mon travail? ». Et parmi ces personnes, combien sont votre cible idéale?. Sur les 50 amis du couple de mariés, combien vont se marier dans la région où vous habitez? Et combien n’ont pas encore trouvé de photographe?. Oui…vous l’aurez compris, pas assez pour être rentable. 

Travailler gratuitement pour aider

J’en ai déjà parlé auparavant, mais on se fait souvent exploiter par les gens les plus proches de nous. Pour rendre service, mais aussi parce qu’on se sent mal de demander de l’argent à des proches. On exclut complètement la réciprocité de la relation. Je suis assez catégorique sur le sujet : si vos proches respectent votre travail et votre talent, ils devraient être les premiers à payer. Pour vous soutenir (et là on parle de réciprocité!), ils ne devraient même pas essayer de brader vos services. On peut évidemment appliquer un « tarif d’ami », mais ça s’arrête là. La culpabilité devrait être ressentie par ceux qui ne payent pas…pas par ceux qui ont un service ou un talent à proposer.

À lire : 5 choses dans lesquelles investir pour sa carrière

Travailler gratuitement pour le loisir

Les gens supposent qu’une activité faite pour le loisir ou associé à un divertissement ne peut pas et/ou ne doit pas être rentable. Ce sont ces mêmes personnes qui vont décrédibiliser les youtubeurs (non mais ces petits jeunes qui pensent que c’est ça la vie) ou les instagrammers ou les blogueurs ou toute autre personnes qui a une activité créative et/ou artistique. Je suis régulièrement contactée par des personnes qui veulent « travailler avec moi », et qui cessent de répondre aux emails dès que je parle de tarifs. Comme si j’étais juste censée prendre de mon temps personnel pour régler leurs problèmes. 

De manière plus grave et plus profonde, les gens ont cette croyance que le travail doit être difficile, que tu dois en chier quoi. Comme un loisir est par définition plutôt agréable, les gens ne s’imaginent pas que tu peux aussi y trouver ton compte. Toute forme de contenu, de produit ou de production a une valeur monétaire (je dis ça à Jacqueline qui a acheté ce hideux tableau à la brocante). Donc peu importe ce que vous proposez, ne laissez personne vous convaincre que vous devez travailler gratuitement sous prétexte que vous aimez ce que vous faites.

Quand travailler gratuitement?

Ceci étant dit, j’aimerais finir sur quelques exceptions au fait de ne pas travailler gratuitement :

  • Quand vous aurez une visibilité réelle, quantifiable et exploitable.
  • Si pendant une durée courte, vous avez l’opportunité d’une vie de travailler sur un sujet passionnant ou avec une personne passionnante, et que vous pouvez exploiter cette expérience comme levier/tremplin facilement.
  • Lorsque vous faites du bénévolat pour une cause, surtout si c’est une entité qui n’a pas d’argent pour payer ses partenaires.
  • Si vous n’avez pas de portfolio ou similaire pour montrer votre travail.

Donc, je pense que la plupart des fois, les promesses derrière le travail gratuit ne sont juste pas à la hauteur de ce qu’on espère. Derrière la plupart des personnes qui cherchent toujours la gratuité, se cachent soit des personnes qui n’ont vraiment pas d’argent. Soit des personnes qui veulent sincèrement s’enrichir ou s’améliorer sans investissement personnel, et si possible avec des ressources d’autres personnes.


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Ego et Argent : tu n’es pas ton salaire

ego et argent : tu n'es pas ton salaire

Alors que vous lisez le titre de cet article, vous pensez que je parlerai de développement personnel, mais en réalité je parle de bien plus que ça! Il s’agit d’un article qui parlera d’ego mais aussi d’argent et de carrière. Laissez-moi vous dire que quasi personne ne vous dira ce que je m’apprête à vous dire, et que vous risquez de ne plus voir votre vie et votre carrière de la même manière. Laissez-moi vous partager un bout de reflexion que j’ai depuis quelques temps. Cet article est a destination de toute personne qui rencontre des limites par rapport à l’argent : entrepreneur, employé, et étudiant.


Une brève définition de l'ego

Vous savez sans aucun doute ce qu’est l’ego. Dans le cadre de cet article, je définirai l’ego comme la représentation qu’on a de nous même. On dit souvent que quelqu’un a un énorme égo; sous-entendu, qu’il a une représentation de lui-même très surévaluée (par rapport à la manière dont il est perçu par les autres). Je pense qu’on peut être d’accord sur le fait qu’on se représente (à soi-même) de manière plutôt subjective. Personne ne peut avoir une représentation fidèle de ce qu’on est vraiment.

Vous allez aussi remarquer que dans le domaine spirituel, l’égo est vu comme un obstacle au développement personnel et au progrès en général. J’expliquerai ça en disant que quand notre ego est mal représenté dans notre tête, nous adoptons des comportements et faisons des choix qui confortent cette (fausse) perception de nous. DONC, on fait facilement des choix qui vont  renforcer l’image qu’on voudrait projeter, ou renforcer l’image qu’on pense que le gens ont de nous. 

Le vrai problème de l'ego

Vous commencez à voir un problème? C’est plus facile de voir cela avec l’exemple de la personne qui a un énorme égo. Ce qu’on reproche à cette personne, c’est de tellement s’accrocher à une certaine perception de lui, qu’il ne voit pas les limites. Votre égo vous fera faire certains choix plus que d’autres. Vos choix faits avec votre ego vont renforcer des traits de personnalité que vous voulez mettre en avant chez vous. En gros, votre ego vous force à faire des choix que vous associez à votre identité. Nous rentrons dans le vif du sujet. 

Que vous soyez entrepreneur ou salarié, vous laissez vos choix définir votre identité. Est-ce que vous me prendriez autant au sérieux si je parlais de maquillage au lieu de parler de finances personnelles? Je ne pense pas. Même pour moi, j’associe malgré moi des thèmes à des traits de personnalité. Je vois cette même attitude auprès de gens qui travaillent. Comment avez-vous choisi votre métier? Peut-être que vous faites ce que vous avez toujours voulu faire? Mais peut-être que vous avez choisi une branche qui renvoit une certaine image de vous. 

La vérité c’est que beaucoup de gens s’identifient trop par rapport à leur carrière. Et pour faire le lien avec l’argent, beaucoup de gens pensent que leur identité vient du montant de leur salaire. J’irai même plus loin en disant que les gens ressentent de la honte à l’idée de gagner moins que leur entourage. Et ce n’est pas normal. Raisonner en fonction de l’ego nous pousse sans cesse à nous comparer aux autres.

Bien sûr, nous ne sommes ni notre travail, ni notre salaire, ni notre business. Je sais comme il est difficile de déconstruire cette idée reçue. Mais j’ai réalisé ça bien trop tard, et je me suis un peu perdue sur mon identité. Que se passerait-il si je cessais de travailler et de gagner de l’argent ? Est-ce que je perdrais mon identité ? Certains diront que oui, car ils définissent l’identité sur le rôle que quelqu’un a dans la société. Je ne pense pas que ce soit constructif de construire son identité de cette manière la. Peut-être que certaines personnes sont réconfortées à l’idée de baser leur identité sur leur boulot ou leur salaire. Je ne leur en veut pas. J’espère juste qu’elles sont au courant de leur biais. 

A lire : L'influence de vos amis sur l'argent

Quelle mentalité faut-il adopter?

Donc, oui votre ego vous empêche peut-être de trouver un boulot en accord avec vos principes. Il n’y a rien de mal à travailler juste pour payer les factures et se payer une vie correcte tous les jours. Il y a juste une pression énorme de nos jours pour que notre travail soit une source d’épanouissement. En fait, on attend qu’un travail nous apporte la vie dont on rêve, comme c’est le cas dans les séries. La vérité, c’est que dans la plupart des cas, votre travail ne vous apportera pas tout ce que vous cherchez, et ce n’est pas grave. En revanche, vous perdrez une énergie considérable à essayer de rendre votre travail épanouissant pour vous et aux yeux des autres. Bien sûr, si votre travail vous donne envie de vous tuer tous les matins, ce n’est pas qu’une question d’épanouissement.

De la même manière pour les entrepreneurs, je pense que beaucoup de personnes qui débutent tombent dans le piège de vouloir trop mettre leur ego dans leur business. Elles vont vouloir que chaque pixel reflète leur identité (ou celle qu’elles veulent renvoyer). Ceci peut-être contre productif dans le sens où on manque d’objectivité dans ce qu’on aborde. Un échec (même temporaire) va être pris plus violemment, et je ne vous dis pas ce qui se passe quand le business ne marche pas. 

Quelle est la solution à notre ego qui prend une place importante?

Vous avez sûrement entendu le lâcher prise. Et bien, il s’agit de savoir renoncer à vouloir tout contrôler dans un premier temps. Si vous êtes dans un travail correct, mais peu épanouissant, il vaut mieux se demander si on n’en demande pas trop à un travail. Encore une fois, ça devrait être limité à des situations où vous n’êtes pas en souffrance, sinon on ne parle plus de la même chose. La vraie question qu’on doit se poser est : pourquoi je fais tel ou tel choix? Est-ce que c’est vraiment pour moi? Ou est-ce pour satisfaire une vision de moi que j’aimerais avoir?. Il faut aussi se demander si on est loin de notre vie idéale (encore une fois sans ego), car ce qui comte ce n’est pas combien d’argent tu gagnes, mais bien s’il te reste assez pour avoir la vie que tu veux.

Je sais qu'on dit souvent que nous sommes les choix quoi fait. Mais finalement, que se passe-t-il quand on fait des choix qui reflètent qui on croit être. À partir du moment où on base notre identité sur quelque chose qui peut nous être enlevé plus ou moins facilement, cette identité est assez instable selon moi.

J’espère que cet article vous aura ouvert les yeux. Dans le pire des cas, il vous permettra de considérer une vision différente de l’argent et de l’identité. 

Pour aller plus loin avec la mentalité par rapport à l'argent, ma formation Monet Mindset va t'aider à te libérer de tes croyances limitantes autour de l'argent : Par ici. 


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Pourquoi ton idée de projet va échouer ? Et comment l’empêcher ?

idées échouent

Bien, bien, bien, après vous avoir parlé de mon programme pour 2019, je pense qu’il est largement temps de rentrer dans le vif du thème de cette année : comment FAIRE de l’argent.  Mais tout commence par une idée. Cette étape 0 est selon moi la plus difficile et la plus importante à la fois. Plus de 50% des idées échouent pendant la première année.

Partez sur la mauvaise idée et vous pouvez être sûr que vos efforts ne seront pas à la hauteur de vos espérances. Pire, que vous y investissiez de l’argent sans rien récupérer rien derrière. Je vais vous expliquer dans cet article comment choisir votre idée d’activité. Quels paramètres prendre en compte pour savoir si ce sera une idée rentable ou pas? Comment s’assurer de gagner de l’argent grâce à ça?

Disons que la majorité des projets échouent dans la première année pour diverses raisons que nous allons voir tout de suite. Croyez-moi, les meilleures idées ne proviennent pas forcement des gens qui sont intellectuellement doués. C’est bien pour ça que tout le monde a sa chance. Voilà pourquoi plus de la moitié des projets échouent et comment faire pour que le votre n’’en fasse pas partie ?


Les ressources sont sous-estimées

Je pense que beaucoup d’idées tombent à l’eau parce que les gens se lancent sans se poser les questions suivantes  :

« Est-ce que j’ai assez de temps pour réaliser mon projet? » . Et si la réponse est NON (ce qui est souvent le cas admettons-le) « Est-ce que je suis prêt à libérer x heures par jour pour ce projet? ». 

« Est-ce que j’ai les compétences de base pour commencer ce projet? ». Par exemple, si vous ne savez pas créer un site, mais que votre activité dépend entièrement de ça, vous risquez de passer les premiers mois de votre projet à apprendre. Bien sûr, ce n’est pas grave en soi, mais ça peut en décourager plus d’un. Beaucoup de compétences peuvent être techniques, et la seule barrière entre vous et celles-ci est mentale, car tout s’apprend finalement.

« Est-ce que j’ai besoin d’un budget pour commencer? ». L’investissement initial est un vrai piège pour les débutants. Si vous voulez vendre des produits réels (par opposition à des produits virtuels), savez-vous l’inventaire initial que vous devez avoir et donc la dépense initiale?. Je déconseillerai à n’importe qui de constituer un important inventaire sans être sûr de vendre au moins 80% des produits. 

Un plan abstrait et aléatoire pour ton idée

Il est difficile de savoir ce qu’il faut faire et quand le faire. Même moi qui suis super organisée, j’ai eu le plus grand mal du monde à m'y retrouver quand j’ai décidé de proposer des formations en plus de ma chaîne youtube. J’ai libéré du temps pour me concentrer dessus, mais pendant plusieurs semaines, j’étais incapable de savoir par où commencer, quelles priorités, etc…Puis comme beaucoup de tâches sont inter-dépendantes, on tourne vite en rond. 

Mon conseil est vraiment de faire un plan avec des boîtes et des flèches et d’identifier les noeuds ou les jalons. Par exemple, un jalon sera la création de votre site parce que vous ne pouvez pas commencer à écrire des articles, et/ou proposer vos produits sans. Et rien que pour créer le site, il vous faudra par exemple créer une palette, choisir un thème, faire un logo, designer les pages, etc…Ne soyez pas impressionné par la quantité de tâches, mais ne vous laissez pas non plus avoir en résumant les grosses tâches comme une seule étape. Une fois que vous avez ce dessin sous les yeux, il suffit de travailler dans l’ordre, une étape à la fois.

Ne pas prendre en compte le besoin autour de ton idée

S’il y a une erreur que beaucoup de gens font, c’est de chercher à faire un projet pour lequel il n’y a pas de besoin. Et c’est tentant, car on veut souvent parler de choses qu’on aime. Mais si personne n’achète, ce ne sera pas prêt d’être le cas.  Les gens se trompent aussi en pensant que parce qu’ils trouvent une idée cool, ça en fait forcement un besoin. Admettons par exemple que vous vouliez créer votre site de vente d’écharpes en tricot.

Posez-vous la question :  est-ce que les gens achètent ce genre de chose en 2019?. Si oui, qui achète et combien de produits par an? À quel prix ils achètent une écharpe, et quelle marge allez-vous vous faire quand vous vendrez à ce prix?. C’est le genre de situation où il ne faut pas être sur-optimiste sans preuve du contraire. Alors peut-être que vous allez voir x,y,z vendre leur écharpe en tricot sans soucis et que vous allez vous dire que c’est une idée rentable. Mais ce que j’ai appris avec le temps, c’est qu’on voit rarement la puissance que certaines marques ont au niveau des pubs. Ils ont souvent un budget important contre lequel aucun particulier ne peut se comparer. 

C’est là où les notions de marketing et l’utilisation de sondages peuvent être utiles. Bien sûr, parfois ça vaut le coup de tester une idée à petite échelle sans que cela ne vous prenne trop de temps et d’argent. C’est même une situation idéale pour commencer. Tous ces principes sont aussi valables pour les blogs ou contenu virtuels. 

Être trop généraliste dans ton idée

La phrase suivante est à noter en gras, italique, fluo : en voulant plaire à la majorité, on dessert en même temps ceux qui sont le plus susceptibles d’utiliser nos services. L’important n’est pas de savoir combien de gens regardent vos produits ou votre contenu, mais qui le fait?. Ce que j’ai pu constater c’est que plus le contenu est généraliste, moins les gens sont engagés. Les gens viendront aléatoirement voir votre site et prendront ce qu’ils ont à prendre avant de s’en aller (pour toujours?). L’erreur qu’on fait, c’est de chercher à convaincre ces gens qui de toute manière ne vont jamais acheter nos produits, ou ne vont jamais interagir avec notre contenu. 

En parallèle, ceux qui auraient pu se servir de notre contenu à 200% ne vont pas profiter de nos connaissances. Je le vois avec mes contenus sur le développement personnel (que j’ai cessé de faire d’ailleurs!). Chacun vient se servir, sans pour autant mettre en pratique quoi que ce soit. À l’inverse, sur sur l’argent, je peux  servir les gens qui sont réellement intéressés à changer les choses. C’est comme un resto j’ai envie de dire. Tu sais que tu vas manger moyennement bien dans un resto avec 46 000 plats à la carte (90% de surgelés). Tu vas donc mieux profiter quand tu vas dans un resto qui fait moins de choses mais mieux. 

Conclusion : cesser de vouloir plaire au plus grand nombre et chercher à servir les gens réellement motivés.

À lire : Comment gagner un revenu complémentaire

Mauvais timing

C’est une des raisons qui est aussi appelée « la chance » parfois. Mais il s’agit réellement de trouver le bon moment pour réaliser son projet. Certaines idées sont trop innovantes pour le marché et d’autres sont exposées à la mauvaise cible. Le résultat est le même : pas de ventes, pas d’engouement, gros flop. Le timing, c’est aussi rencontrer les bonnes personnes au bon moment. Un projet peut stagner pendant x mois, et soudain avoir une soudaine exposition qui lui donne beaucoup un succès phénoménal.

Bien sûr, il ne faut pas compter sur la chance. Mais on peut faire de son mieux pour avoir le plus de résultats. Cela permet aussi de relativiser si votre projet ne fonctionne pas sur un marché donné. Encore une fois, ça rejoint la notion de besoin à un temps donné, pour une cible donnée. Pas de besoin = pas de résultats.

Je pense que j’ai fait le tour de ces quelques échecs communs. Bien que non-exhaustive, ces paragraphes devraient aussi vous aider à savoir à quoi vous attendre. Je sais que beaucoup de gens ne veulent pas gagner de l’argent et veulent réaliser un projet gratuit. C’est tout à fait possible, mais les notions ci-dessus sont toujours valables car applicables à tout type de projet.

J'ai crée pour toi une mini formation qui a pour but de t'aider à trouver une idée et à l'évaluer. La formation "Trouvez l'idée", c'est par ici.

 


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Comment Gagner Un Revenu Complémentaire

revenu complémentaire

Vous vous êtes sûrement déjà demandé comment faire pour gagner un revenu complémentaire? . Et cela afin d’arrondir les fins de mois. Ou de pouvoir partir en vacances, ou tout simplement pour être plus confortable financièrement.

Sachez qu’il n’est pas nécessaire de trouver un deuxième boulot pour gagner ce revenu complémentaire. Au contraire, il vous suffit juste de dédier quelques heures par semaine à certaines activités qui peuvent vous rapporter quelques centaines d’euros par an.

Découvrez dans la vidéo, les différentes choses que vous pouvez faire pour gagner ce petit plus financier qui peut faire une différence.

À lire aussi : 6 Manières dont vous gaspillez peut-être votre argent sans le savoir

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