Posted on Laisser un commentaire

Travailler gratuitement : pourquoi ne pas se brader

travailler gratuitement

Pour avoir de l’expérience, contre de la « visibilité », ou encore pour rendre service, travailler gratuitement vous a déjà effleuré l’esprit. Il y a des terribles idées préconçues autour du travail gratuit. Déjà en France, vouloir de l’argent = démon/satan/méchant capitaliste…mais en plus il y a peu d’éthique par rapport à la redevabilité monétaire. Je n’ai pas encore mis le doigt sur le vrai problème qui fait croire aux gens que la gratuité est normale. Il est vrai qu’avec le système d’aide sociale en France, l’argent est souvent vu comme un dû.

Toutefois  cela ne justifie pas de ne pas rémunérer quelqu’un pour son temps, ses compétences ou ses services, et  C’EST de l’esclavagisme. L’argent ne tombe pas du ciel et personne ne peut payer son loyer avec de l’expérience ou de la visibilité. À défaut de ne pouvoir tout obtenir gratuitement, certains n’hésitent pas à négocier le temps de vie des gens comme à la brocante. Mais alors, qu’est-ce qui va de travers avec ce système de pensée ? et pourquoi vous ne devez pas vous brader ni sur le marché du travail, ni ailleurs?.


L’origine du travail

Pour bien remettre les choses dans leur contexte, il faut comprendre qu’à l’origine, le travail existe pour que les employés puissent échanger leurs temps, et leurs efforts contre une rémunération. Cette rémunération sous forme de bien ou de service consommable sert surtout à combler les besoins essentiels : manger, boire, être en sécurité, se mettre à l’abri. Une fois ce besoin satisfait, il n’y a plus lieu de travailler. Avec les salariat comme on le connait, les employés louent leur force de travail moyennant rémunération à d’autres qui sont propriétaires des moyens de production (usines, machines, terres…). Cette petite parenthèse historique restitue bien la nécessité d’être payé.

Ce n’est qu’à la fin du 18ème, qu’on va commencer à voir le travail comme un moyen d’épanouissement. Malgré ça, les salariés heureux sont aussi ceux qui estiment être récompensés à la hauteur de leurs efforts . D’ailleurs on dit souvent que l’objectif de carrière d’une personne est : « d’être payée à faire ce qu’elle aime ». Ce ne sera pas le cas pour tout le monde, mais ça reste un objectif pour beaucoup de gens.

Une petite expérience troublante

Avec un ami entrepreneur, nous avons tenté une expérience. Il y a quelques jours, nous avons proposé à sa liste de clients d’acheter une sélection de ses produits au prix qu’ils voulaient à partir de 0€ (pour des produits qui coûtent au minimum 50€). Il avait pris le soin de développer sa communauté depuis des années en fournissant des produits de qualité. Ses clients ont toujours eu de l’estime pour son travail. Pour cette raison, l’hypothèse était que les personnes intéressées donneraient un minimum.

Comme vous le devinez, 70% des gens ont donné 0€, et 30% ont donné entre 1 et 10€! Cette expérience est importante pour comprendre que les gens n’ont aucune estime pour le travail gratuit. Travail gratuit = travail avec peu de valeur. Regardez simplement le nombre de PDFs que vous téléchargez gratuitement sans jamais les lire! Il est donc important de NE PAS appliquer la gratuité à votre temps ou à vos talents.

Travailler gratuitement pour avoir de l’expérience

Je pense qu’on a tous un mauvais souvenir des stages non-rémunérés qui existaient il y a quelques années. Il y encore des pays où ça s’applique : en gros, c’est vous qui payez pour travailler dans une entreprise. Dit comme ça, je pense que ça a l’air encore plus absurde. Je vois encore des petits pièges qui incitent l’employé à donner beaucoup plus que ce qui n’est prévu par la loi. Un exemple simple est celui des heures supplémentaires qui sont ignorées. C’est aussi le cas quand on vous demande d’utiliser votre propre voiture pour vos besoins pro sans vous rémunérer pour compenser l’usure de celle-ci. 

À part la gratuité, je vois aussi beaucoup de postes sous-payés pour le travail demandé. Les employeurs deviennent de moins en moins scrupuleux face à l’apparente abondance de potentiels salariés. Vous ne pouvez pas y faire grand chose si ce n’est de faire votre travail de recherche en amont sur les salaires pratiqués dans votre domaine. Se brader sur le marché du travail contre une expérience va peut-être vous permettre de vous nourrir (et c’est pas mal dans ce cas), mais sur le long terme votre avenir financier est en jeu. Ce n’est en aucun cas un projet qui tient la route pour vous. Après, chacun est responsable de ce qu’il/ell est prêt(e) est accepter dans ce domaine.

Le cauchemar des freelances

Les freelance sont sans doute ceux qui rencontrent le plus de clients peu scrupuleux. Certaines entreprises demandent un « test » avant de se décider. Puis, elles vont tester les limites du freelance pour voir jusqu’où il/elle s’investit sans frais. Souvent, pour ne pas perdre le bénéfice des coûts engagés, certains freelances finiront par brader leur travail pour en finir avec l’entreprise. Un freelance devrait toujours avoir un portfolio de son précédent travail, afin d’éviter d’avoir à faire un « test » gratuit. Si vous êtes concerné par ce sujet, sachez qu’aucune entité ne peut vous forcer à travailler gratuitement, et même un test devra être facturé  au tarif normal. Sous prétexte que « c’est ce qui se fait dans le milieu d’habitude », ne vous sentez pas redevable envers toute une profession. 

Partenariats foireux

Vous avez tous entendu il y a quelques mois le mini-scandale de cette instagrammeuse très connue qui voulait un séjour gratuit dans un hôtel en échange de faire de la publicité « gratuite » pour cet hôtel. Beaucoup n’acceptent plus de partenariats de ce genre. Beaucoup d’influenceurs refusent également de faire de la pub gratuite pour des marques en échange de produits. Si les choses changent, c’est parce que les gens se rendent compte que la publicité gratuite ne paye pas les factures. Qu’en est-il de la visibilité ? Alors oui, si cette instagrammeuse peut marquer l’hôtel dans un post pour faire de la pub, elle ne peut pas garantir que cela va engendrer des réservations. Il faut un compte avec des millions d’abonnés pour pouvoir revendiquer une influence certaine sur l’impact de la pub. En attendant l’hôtel doit bien payer ses employés. 

Quid de la visibilité

C’est la même chose quand quelqu’un va vous demander des services gratuits : ce pote qui va vous demander de lui monter son site en échange de mettre votre nom sur une page….ou encore ces amis qui vous demanderont des photos gratuites à leur mariage en échange d’en parler autour d’eux (comprendre « au 50 amis qui verront leurs photos sur Facebook et qui prendront la peine de cliquer sur la description »). Toutes les visibilités ne sont pas égales. Avant d’accepter, il faut se demander « qui vera mon travail? ». Et parmi ces personnes, combien sont votre cible idéale?. Sur les 50 amis du couple de mariés, combien vont se marier dans la région où vous habitez? Et combien n’ont pas encore trouvé de photographe?. Oui…vous l’aurez compris, pas assez pour être rentable. 

Travailler gratuitement pour aider

J’en ai déjà parlé auparavant, mais on se fait souvent exploiter par les gens les plus proches de nous. Pour rendre service, mais aussi parce qu’on se sent mal de demander de l’argent à des proches. On exclut complètement la réciprocité de la relation. Je suis assez catégorique sur le sujet : si vos proches respectent votre travail et votre talent, ils devraient être les premiers à payer. Pour vous soutenir (et là on parle de réciprocité!), ils ne devraient même pas essayer de brader vos services. On peut évidemment appliquer un « tarif d’ami », mais ça s’arrête là. La culpabilité devrait être ressentie par ceux qui ne payent pas…pas par ceux qui ont un service ou un talent à proposer.

À lire : 5 choses dans lesquelles investir pour sa carrière

Travailler gratuitement pour le loisir

Les gens supposent qu’une activité faite pour le loisir ou associé à un divertissement ne peut pas et/ou ne doit pas être rentable. Ce sont ces mêmes personnes qui vont décrédibiliser les youtubeurs (non mais ces petits jeunes qui pensent que c’est ça la vie) ou les instagrammers ou les blogueurs ou toute autre personnes qui a une activité créative et/ou artistique. Je suis régulièrement contactée par des personnes qui veulent « travailler avec moi », et qui cessent de répondre aux emails dès que je parle de tarifs. Comme si j’étais juste censée prendre de mon temps personnel pour régler leurs problèmes. 

De manière plus grave et plus profonde, les gens ont cette croyance que le travail doit être difficile, que tu dois en chier quoi. Comme un loisir est par définition plutôt agréable, les gens ne s’imaginent pas que tu peux aussi y trouver ton compte. Toute forme de contenu, de produit ou de production a une valeur monétaire (je dis ça à Jacqueline qui a acheté ce hideux tableau à la brocante). Donc peu importe ce que vous proposez, ne laissez personne vous convaincre que vous devez travailler gratuitement sous prétexte que vous aimez ce que vous faites.

Quand travailler gratuitement?

Ceci étant dit, j’aimerais finir sur quelques exceptions au fait de ne pas travailler gratuitement :

  • Quand vous aurez une visibilité réelle, quantifiable et exploitable.
  • Si pendant une durée courte, vous avez l’opportunité d’une vie de travailler sur un sujet passionnant ou avec une personne passionnante, et que vous pouvez exploiter cette expérience comme levier/tremplin facilement.
  • Lorsque vous faites du bénévolat pour une cause, surtout si c’est une entité qui n’a pas d’argent pour payer ses partenaires.
  • Si vous n’avez pas de portfolio ou similaire pour montrer votre travail.

Donc, je pense que la plupart des fois, les promesses derrière le travail gratuit ne sont juste pas à la hauteur de ce qu’on espère. Derrière la plupart des personnes qui cherchent toujours la gratuité, se cachent soit des personnes qui n’ont vraiment pas d’argent. Soit des personnes qui veulent sincèrement s’enrichir ou s’améliorer sans investissement personnel, et si possible avec des ressources d’autres personnes.


Si tu as aimé cet article, épingle le sur Pinterest en survolant l'image.

Si cet article vous a plus, épinglez le sur Pinterest en le survolant.


 

Posted on Laisser un commentaire

Ego et Argent : tu n’es pas ton salaire

ego et argent : tu n'es pas ton salaire

Alors que vous lisez le titre de cet article, vous pensez que je parlerai de développement personnel, mais en réalité je parle de bien plus que ça! Il s’agit d’un article qui parlera d’ego mais aussi d’argent et de carrière. Laissez-moi vous dire que quasi personne ne vous dira ce que je m’apprête à vous dire, et que vous risquez de ne plus voir votre vie et votre carrière de la même manière. Laissez-moi vous partager un bout de reflexion que j’ai depuis quelques temps. Cet article est a destination de toute personne qui rencontre des limites par rapport à l’argent : entrepreneur, employé, et étudiant.


Une brève définition de l'ego

Vous savez sans aucun doute ce qu’est l’ego. Dans le cadre de cet article, je définirai l’ego comme la représentation qu’on a de nous même. On dit souvent que quelqu’un a un énorme égo; sous-entendu, qu’il a une représentation de lui-même très surévaluée (par rapport à la manière dont il est perçu par les autres). Je pense qu’on peut être d’accord sur le fait qu’on se représente (à soi-même) de manière plutôt subjective. Personne ne peut avoir une représentation fidèle de ce qu’on est vraiment.

Vous allez aussi remarquer que dans le domaine spirituel, l’égo est vu comme un obstacle au développement personnel et au progrès en général. J’expliquerai ça en disant que quand notre ego est mal représenté dans notre tête, nous adoptons des comportements et faisons des choix qui confortent cette (fausse) perception de nous. DONC, on fait facilement des choix qui vont  renforcer l’image qu’on voudrait projeter, ou renforcer l’image qu’on pense que le gens ont de nous. 

Le vrai problème de l'ego

Vous commencez à voir un problème? C’est plus facile de voir cela avec l’exemple de la personne qui a un énorme égo. Ce qu’on reproche à cette personne, c’est de tellement s’accrocher à une certaine perception de lui, qu’il ne voit pas les limites. Votre égo vous fera faire certains choix plus que d’autres. Vos choix faits avec votre ego vont renforcer des traits de personnalité que vous voulez mettre en avant chez vous. En gros, votre ego vous force à faire des choix que vous associez à votre identité. Nous rentrons dans le vif du sujet. 

Que vous soyez entrepreneur ou salarié, vous laissez vos choix définir votre identité. Est-ce que vous me prendriez autant au sérieux si je parlais de maquillage au lieu de parler de finances personnelles? Je ne pense pas. Même pour moi, j’associe malgré moi des thèmes à des traits de personnalité. Je vois cette même attitude auprès de gens qui travaillent. Comment avez-vous choisi votre métier? Peut-être que vous faites ce que vous avez toujours voulu faire? Mais peut-être que vous avez choisi une branche qui renvoit une certaine image de vous. 

La vérité c’est que beaucoup de gens s’identifient trop par rapport à leur carrière. Et pour faire le lien avec l’argent, beaucoup de gens pensent que leur identité vient du montant de leur salaire. J’irai même plus loin en disant que les gens ressentent de la honte à l’idée de gagner moins que leur entourage. Et ce n’est pas normal. Raisonner en fonction de l’ego nous pousse sans cesse à nous comparer aux autres.

Bien sûr, nous ne sommes ni notre travail, ni notre salaire, ni notre business. Je sais comme il est difficile de déconstruire cette idée reçue. Mais j’ai réalisé ça bien trop tard, et je me suis un peu perdue sur mon identité. Que se passerait-il si je cessais de travailler et de gagner de l’argent ? Est-ce que je perdrais mon identité ? Certains diront que oui, car ils définissent l’identité sur le rôle que quelqu’un a dans la société. Je ne pense pas que ce soit constructif de construire son identité de cette manière la. Peut-être que certaines personnes sont réconfortées à l’idée de baser leur identité sur leur boulot ou leur salaire. Je ne leur en veut pas. J’espère juste qu’elles sont au courant de leur biais. 

A lire : L'influence de vos amis sur l'argent

Quelle mentalité faut-il adopter?

Donc, oui votre ego vous empêche peut-être de trouver un boulot en accord avec vos principes. Il n’y a rien de mal à travailler juste pour payer les factures et se payer une vie correcte tous les jours. Il y a juste une pression énorme de nos jours pour que notre travail soit une source d’épanouissement. En fait, on attend qu’un travail nous apporte la vie dont on rêve, comme c’est le cas dans les séries. La vérité, c’est que dans la plupart des cas, votre travail ne vous apportera pas tout ce que vous cherchez, et ce n’est pas grave. En revanche, vous perdrez une énergie considérable à essayer de rendre votre travail épanouissant pour vous et aux yeux des autres. Bien sûr, si votre travail vous donne envie de vous tuer tous les matins, ce n’est pas qu’une question d’épanouissement.

De la même manière pour les entrepreneurs, je pense que beaucoup de personnes qui débutent tombent dans le piège de vouloir trop mettre leur ego dans leur business. Elles vont vouloir que chaque pixel reflète leur identité (ou celle qu’elles veulent renvoyer). Ceci peut-être contre productif dans le sens où on manque d’objectivité dans ce qu’on aborde. Un échec (même temporaire) va être pris plus violemment, et je ne vous dis pas ce qui se passe quand le business ne marche pas. 

Quelle est la solution à notre ego qui prend une place importante?

Vous avez sûrement entendu le lâcher prise. Et bien, il s’agit de savoir renoncer à vouloir tout contrôler dans un premier temps. Si vous êtes dans un travail correct, mais peu épanouissant, il vaut mieux se demander si on n’en demande pas trop à un travail. Encore une fois, ça devrait être limité à des situations où vous n’êtes pas en souffrance, sinon on ne parle plus de la même chose. La vraie question qu’on doit se poser est : pourquoi je fais tel ou tel choix? Est-ce que c’est vraiment pour moi? Ou est-ce pour satisfaire une vision de moi que j’aimerais avoir?. Il faut aussi se demander si on est loin de notre vie idéale (encore une fois sans ego), car ce qui comte ce n’est pas combien d’argent tu gagnes, mais bien s’il te reste assez pour avoir la vie que tu veux.

Je sais qu'on dit souvent que nous sommes les choix quoi fait. Mais finalement, que se passe-t-il quand on fait des choix qui reflètent qui on croit être. À partir du moment où on base notre identité sur quelque chose qui peut nous être enlevé plus ou moins facilement, cette identité est assez instable selon moi.

J’espère que cet article vous aura ouvert les yeux. Dans le pire des cas, il vous permettra de considérer une vision différente de l’argent et de l’identité. 

Pour aller plus loin avec la mentalité par rapport à l'argent, ma formation Monet Mindset va t'aider à te libérer de tes croyances limitantes autour de l'argent : Par ici. 


Tu as aimé cet article ? Épingle sur Pinterest en passant ta souris par dessus l'image


 

Posted on Laisser un commentaire

5 Résolutions financières à prendre dès 2019

résolutions financières 2019

2018 s’est terminé avec les gilets jaune et a été financièrement compliquée pour tout le monde. Je ne peux que constater que beaucoup de gens autour de moi n’ont rien économisé en 12 mois à cause de la « conjoncture actuelle ». J’ai donc décidé de vous aider à bien commencer l’année en vous donnant ces 5 résolutions qui vont sauver vos finances. Et rendre votre année rentable (et plus agréable en passant).


Résolution 1 : Commencez par vous occuper de  vos grosses dépenses

Vous avez eu l’impression de faire pas mal d’efforts en vous serrant la ceinture en 2018. Au final, les résultats sont médiocres et pas à la hauteur de vos attentes ?. Il y a deux principales manières de faire des économies : en arrêtant vos dépenses, ou en dépensant moins. Quand on s’occupe des finances, il est facile de tellement se préoccuper des petites sommes. Mais on oublie de voir ses finances comme un système global. Il y a peut-être de plus grosses dépenses qui pourraient vous économiser des centaines d’euros d’un coup. Par exemple, renégocier les conditions de votre prêt, ou annuler votre abonnement à la salle de sport si vous n’y allez pas assez. 

Résolution 2 : Enfin décider de lancer ce projet

J’en parlerai de plus en plus cette année, mais il n’a jamais été aussi important de créer des revenus complémentaires que maintenant. Même si votre travail vous plait et vous permet de vous nourrir, la situation économique ne vous permet pas de vous reposer sur vos acquis. Qui plus est, personne ne cracherait sur 100€ de plus tous les mois, ou ne serait-ce qu’un peu plus d’argent pour mieux vivre. Cette année, je vais tout vous apprendre sur comment faire de l’argent.

Résolution 3 : S’éduquer sans cesse

Personne ne viendra vous dire comment gérer votre argent. Personne ne pourra non plus vous consoler quand vous n’aurez pas atteint vos objectifs financiers. Je le dis encore une fois, mais la situation économique ne vas pas cesser de se dégrader. Je pense donc que 2019 est une année où s’auto-éduquer devient nécessaire, voire vital pour s’en sortir. Vous pouvez acheter mes formations pour commencer, mais en plus, il existe des centaines de livres pour apprendre. Beaucoup de gens font une croix sur ça parce qu’ils ont peur des « termes techniques ». Il suffit de trouver le livre, la vidéo, le podcast qui aborde les choses avec simplicité.

Résolution 4 : Trouver sa mission

Je parle d’argent sans oublier de le mettre côte à côte avec la vraie vie et l’épanouissement. J’ai envie que vous compreniez que vos projets de carrière ou de business ne sont pas si inaccessibles. Vous n’êtes pas obligé de rester pauvre toute votre vie. Vous n’êtes pas obligé de faire quelque chose que vous n’aimez pas pour gagner votre vie. 2019 sera une année pour vous pour explorer les pistes de carrière que vous ne connaissez pas encore peut-être, et faire votre max pour concilier épanouissement et finances personnelles.

Commencez bien l'année avec mon planner financier : Voir le Money Bliss Planner

Résolution 5 : Penser à son héritage

Je sais qu'au quotidien avec toutes les dépenses d’un coup, on se contente de gérer au jour le jour. Mais, ça ne nous permet pas de planifier sur le long terme. Quand je prend le temps de me demander : « qu’est-ce que j’ai envie de laisser à mes descendants? », j’ouvre mon esprit à plus d’idées. Je sais que ça devient un luxe de pouvoir planifier sur plus de 2 ans, pourtant, ça ne nous empêche pas de commencer à poser pierre par pierre notre héritage financier et spirituel pour les suivants peu importe notre âge.

Personnellement, je commencerai cette année à dessiner les plans de la maison de mes rêves après avoir passé plus de 2 ans à réunir des photos et des idées. Ça ne me garantit pas de l’avoir, mais au moins je me donne les moyens de commencer.

Donc, concernant les résolutions en général, je pense qu’on a tendance à sur-évaluer notre capacité et notre volonté. Mais quand il s’agit de finances, les mesures sont plus simples que ça en a l’air avec des résultats parfois immédiats. Allons de l’avant et faisons en sorte de mettre en pratique tout ce qu’on peut. Je vous accompagnerai bien sûr avec des conseils, des formations et des outils! Bonne année prospère à tous!

 

Posted on Laisser un commentaire

Je fais le bilan de mes dépenses en 2018

bilan dépenses 2018

En cette fin d’année 2018, vient un moment que j’adore : le moment des bilans. Les fins et les débuts portent beaucoup d’inertie; c’est à dire que ce sont des moments propices au changements. Mais avant d’apporter des améliorations, on doit savoir ce qui a fonctionné et ce qui a échoué. Dans cet article, je vais donc vous faire le bilan de mes plus grosses dépenses pendant cette année 2018. C’est l’occasion pour moi de partager une petite partie de ma vie, et de vous aider peut-être à voir comment je décide de gérer mon argent. Je vais donc vous parler dans un premier temps de mes 3 plus grosses dépenses inhabituelles de cette année 2018. Je vais ensuite vous dire combien je dépense pour des postes plus courants (hors frais fixes).


Mes dépenses inhabituelles en 2018

Je ne trouve pas utile de vous détailler mes dépenses courantes comme le loyer, l’alimentation ou encore les impôts (et qui me coûtent environ 750€/mois). Je pense que comme tout le monde, ces postes de dépenses sont les plus importants dans mon budget. Comme je ne peux pas vraiment les « améliorer», je fais le choix de ne pas en parler plus en profondeur. Je vais toutefois vous parler de 3 dépenses qui m’ont coûté cher cette année et je vais les analyser avec vous.

La Salle de sport

J’avais décidé de m’inscrire à la salle de sport en Janvier 2018. Je voulais reprendre le contrôle et je me suis dit que ça me motiverait à me bouger pour rester en forme. Après 430€ dépensés au cours de cette année, la vérité c’est que je ne suis toujours pas convaincue. Je n’ai pas encore trouvé quel type de sport me convenait, je me suis fait mal aux cours collectifs et j’ai du mal à m’auto-enseigner ce genre de chose. Qui plus est, je n’y ai pas été pendant l’été. Je suis encore engagée pendant quelques mois à la salle, et je me tâte pour tester une forme de sport plus doux pour mes articulations de centenaire. Après avoir étudié différents scénarios, j’ai néanmoins vu que d’autres options me couteraient tout aussi cher. Donc, je pense qu’il faut que je les teste avant de résilier mon abonnement à la salle.

Mes dents

Oui, j’ai dépensé une fortune pour mes dents cette année. Disons plutôt pour ma mâchoire. J’ai appris au début de cette année que ma mâchoire n’était pas bien alignée. Le dentiste avait suggéré que ça pouvait causer des problèmes aux articulations du corps (oui oui c’est possible!). Je n’ai pas hésité à aller chez l’occlusodontiste pour régler ça. Il y a plus glamour. Ce qui est encore moins glamour, c’est le prix. J’ai déboursé 520€ non remboursable pour régler un potentiel problème. Personnellement, je ne sens pas la différence (si ce n’est sur mon compte en banque), mais j’espère que ça m’évitera des soucis dans l’avenir. Je m’en voudrai plus tard si je réalise que j’avais l’occasion de régler un problème, et que je n’en ai pas profité. Donc aucun regrets.

Mon permis de conduire

Oui, cette année j’ai enfin décidé de m’y mettre. Pour info, j’ai le permis dans mon pays (l’île Maurice) depuis que j’ai 18 ans. Mais ayant toujours vécu dans des grandes villes sans voiture, sans parking, sans place, je n’en ai jamais eu besoin. Aujourd’hui, je vis dans une plus petite ville et bien que je n’ai pas de voiture, ça me limite vite quand il faut ne serait-ce que louer une voiture pour faire les courses. J’ai donc décidé en Mars de me lancer. J’ai réussi mon code, mais la conduite est plus longue que prévue, et j’ai dépensé jusque là plus de 2000€. J’espère avoir le Saint-graal rapidement, sinon mon compte en banque et moi allons dépérir en même temps.

Mes dépenses courantes par catégories en 2018

J’ai trouvé utile de vous lister quelques postes de dépenses communes, notamment celles qu’on peut améliorer. Je pense que ces chiffres peuvent changer d’année en année, et cette année a été particulièrement frugale pour moi. 

Vêtements

Je n’ai pas beaucoup acheté de vêtements cette année. En revanche, je me suis débarrassée de pas mal de choses qui ne me convenaient plus dans le style ou qui étaient très vieux. J’ai acheté pour 130€ via Vinted et d'autres sites pour le neuf. Une partie cet argent provient de mes ventes sur Vinted. J’estime que dans cette catégorie, je m’en sors pas mal. J’essaie de me construire une garde robe intemporelle depuis quelques années et je suis assez satisfaite puisque j’aime encore la plupart de mes vêtements.

Soins & Cosmétiques

Je ne suis pas une grande fan de quantité quand il s’agit de maquillage,  forcement ça aide! J’ai depuis deux ans les mêmes produits dans la vie de tous les jours. Je n’achète pas de maquillage pour les occasions spéciales. Un bon fond de teint, un bon eye-liner, une palette, un highlighter et du rouge à lèvres. Je dépense donc mon argent pour des produits de base comme les crèmes hydratantes et je vais souvent vers les mêmes marques.

J’ai commencé à établir ma routine de soins, et je compte bien continuer l’année prochaine. L’idée c’est d’avoir une routine avec 2-3 produits seulement pour le matin et le soir et d’avoir à racheter les produits chers 1-2 fois par an au maximum. Avec tout ça, je suis à environ 170€ pour cette catégorie. Je suis assez satisfaite parce que je fais vraiment attention à ce que j’achète, et je suis contente de mes produits.

À lire : 6 Manières dont vous gaspillez peut-être votre argent

Loisirs et autres

J’aurai du mal à quantifier cette catégorie puisqu’on pourrait mettre pas mal de choses dans les loisirs. Je pense que je dépense une cinquantaine d’euros par mois dans les loisirs donc 600€/an de sorties, de restos et de livres.

J’ajouterai le voyage que je fais pour aller retrouver mes parents tous les ans. Pour moi c’est essentiel, et même vital peu importe le prix, mais je dois dire que ça me coûte environ 1250€ pour 3-4 semaines. Ce qui n’est pas négligeable. Cette année j'ai aussi été à Londres pour 210€.

Vous savez tout à présent de mes dépenses de cette année. Avec du recul, je peux toujours faire mieux, mais je dirai que j’ai optimisé ces dépenses au maximum pour cette fois. Mon but reste de faire des choix plus conscients et plus durables pour tous les objets de mon quotidien. Peut-être que cet article va vous aider à mieux gérer vos propres dépenses et avoir un point de comparaison. Je ne me prends pas pour « le modèle » à suivre, mais sans fausse modestie, j’estime avoir fait un bon travail cette année sur mes finances. Pour économiser plus, je devrai maintenant me concentrer sur le fait d’augmenter mes revenus.

Dites-moi en commentaires si vous avez passé une bonne année financière? Où avez-vous réussi vos objectifs? Où avez-vous moins bien réussi? 

Vous voulez faire mieux ? Commencez à prendre vos finances personnelles en main avec mon planner financier : Le Money Bliss Planner.

Posted on Laisser un commentaire

La Méthode 50-20-30 : Comment l’Appliquer ?

la méthode 50-20-30

Concernant la gestion d’argent, il y a un certain nombres de « formules » qui nous guident sur les bonnes pratiques à adopter. Combien dépenser? Combien économiser? Est-ce que je mets suffisamment de côté? S’il y a une formule qui fonctionne, et qui a déjà aidé des millions de personnes dans le monde, c’est la méthode du 50-20-30. 

Comprendre la méthode 50-20-30

Voici le principe de cette formule qui est en fait une proportion ou un pourcentage.

  • 50% de vos revenus vont vers vos frais fixes prioritaires : loyer, charges, électricité/eau/téléphone,  nourriture, impôts, essence, etc…
  • 30% de vos revenus vont vers vos dépenses non-prioritaires : les sorties, les restos, les cafés, les vêtements, les cadeaux, les loisirs.
  • 20% de vos dépenses vont vers votre épargne et/ou le remboursement de vos dettes et/ou votre fond d’urgence.

Dans beaucoup de cas, les gens arrivent à inverser le 20-30. Ils parviennent à mettre 30% au lieu de 20% de côté. Pour dire que ce n’est pas impossible, mais nécessite d’avoir des revenus correctes et suffisants.

Comment progresser avec la méthode 50-20-30 ?

Bien sûr, cette formule doit s’adapter aux finances de chacun et doit évoluer avec vos revenus, vos dépenses, vos besoins, votre situation ou encore vos projets. Votre objectif final pour devenir prospère sur le long et moyen terme sera de :

  • Réduire au minimum les dépenses obligatoires. Dans un premier temps, on va tout faire pour se rapprocher de ce seuil des 50%. Pour ça, on peut déménager pour réduire son loyer, ou vendre sa voiture si elle n’est pas utilisée, ou encore apprendre à mieux planifier ses repas. Une fois qu’on est proche des 50%, on peut encore continuer à progresser. On peut déménager chez ses parents si c’est possible (mais c’est assez radical et pas possible pour tous), ou continuer à faire des petits changements dans la vie de tous les jours.
  • Les 20% d’économies peuvent être bien entendu augmentées dans l’idéal. La manière la plus direct de le faire, c’est de générer plus de revenus, mais ce n’est pas la plus simple. En réduisant les dépenses obligatoires, on va augmenter naturellement notre potentiel à économiser et/ou à rembourser nos dettes.
  • Enfin, l’argent qu’on met dans les loisirs est largement modifiable. Comme vous l’aurez deviné, plus vous enlèverez les items non-obligatoires, et plus vous réduirez vos dépenses dans cette partie. Il n’est ni bien, ni réaliste d’enlever totalement cette partie, car sur le long terme, on peut plus facilement craquer et dépenser beaucoup d’un coup pour compenser. Qui plus est, la formule du 50-20-30 n’a pas pour objectif de créer une vie de privation, qui rend malheureux, bien au contraire. Il faut simplement mieux s’organiser. Quand on a peu de revenus, mieux vaut aller au resto ou au ciné une fois par mois que de se priver totalement. On peut aussi s’acheter des vêtements d’occasion sur les sites de revente de vêtements au lieu de les acheter neufs. Encore une fois, on est dans une optique d’optimisation et non pas de privation.

À lire : Ces comportements qui affectent vos finances

Qui ne peut pas utiliser la méthode 50-20-30 ?

La raison pour laquelle cette formule simple fonctionne pour tant de gens, c’est qu’elle est indépendante de nos revenus. Car, oui, ça fonctionne aussi bien pour quelqu’un qui gagne un SMIC qu’une personne avec un salaire plus élevé. Pas d’illusion à se faire toutefois, car il y a un certain nombre de situations où il sera difficile voire impossible de l’appliquer.

  • Quand on ne gagne pas de revenus

Et oui, pouvoir appliquer cette formule implique qu’on ait de l’argent à gérer. Les étudiants et les personnes avec des revenus faibles se verront de facto contraints d’utiliser d’autres techniques plus adaptées.

  • Quand on a des dettes.

La formule reste applicable mais il y a une des proportions qui va « sauter ». Ça peut-être celle faite pour les économies ou de préférence celle pour les dépenses de loisirs. 

  • Quand on a une ou plusieurs personne à charge

De la même manière qu’une personne qui a des dettes, une proportion plus ou moins grande va aller vers cette personne. Il convient donc d’ajuster une des proportions.

 

Vous l’aurez compris, la formule du 50-20-30 est pratique et est utile pour se mettre des objectifs financiers au quotidien. Elle peut aider lorsqu’on planifie son budget mensuel. Cette méthode fait ses preuves car elle est flexible et s’adapte à différents budgets. Ceux qui ont utilisé cette méthode ne le regrettent pas. C’est une des premières étapes pour atteindre la prospérité financière.

Avez-vous déjà testé cette méthode? 

 

Retrouvez mes formations pour mieux gérer l’argent : site de formation.

 

la méthode 50-20-30width=”200″ height=”300″ />
Posted on Laisser un commentaire

Que veut dire l’Indépendance Financière ?

indépendace financière post

Je parle souvent d’indépendance financière et je reçois souvent des questions sur ce que veut vraiment dire ce terme. Est-ce que ça veut dire ne plus dépendre de ses parents? De son conjoint? Quelle somme ça représente? Est-ce que vous êtes indépendant financièrement? Et sinon comment le devenir?


Qu’est-ce que l’indépendance financière ?

Tout d’abord, il faut remarquer que ce terme n’est pas très employé. C’est d’ailleurs bien dommage puisque vous allez apprendre à quel point c’est important. D’abord l’indépendance financière, c’est une notion liée à l’argent, et plus précisément au revenus. Cela implique qu’une personne est autonome en revenus. Autonome est à prendre ici au sens large : comprendre sans compter sur aucune personne, ni entité pour toucher des revenus. Pas de parents, pas de conjoint, pas de travail.

Vous comprenez graduellement que la plupart des gens ne sont pas indépendants financièrement. Même si les gens sont autonomes, cela ne veut pas forcément dire qu’ils ne dépendent pas d’un travail. S’ils se font licencier, ils vont se retrouver sans revenus. Ce n’est donc pas un cas d’autonomie financière. Il y une notion implicite qui est aussi derrière ce terme : celle de gagner son argent sans échanger du temps contre de l’argent. Pour être claire, c’est le cas de tout travail salarié : on échange notre temps et nos compétences contre de l’argent.

Mais pourquoi choisir d’être autonome financièrement?

Il s’agit d’un choix personnel de ne pas dépendre de quelqu’un ou d’un travail pour gagner de l’argent. C’est une manière de prévoir l’avenir d’une autre manière. Je sais que les gens se posent rarement cette question : « Est-ce que j’ai envie de travailler pour quelqu’un? ». La réponse dans notre société moderne est quasiment automatique. Les gens qui se la posent sont plus susceptibles de considérer les alternatives à un travail salarié plus tôt dans leur vie.

À cette étape, vous pensez peut-être que le seul moyen d’être indépendant, c’est d’être rentier. En effet, c’est UNE des façons d’être libre financièrement. Et il y a des dizaines de méthodes pour le faire. Je ne vais pas toutes les aborder ici, ça serait long dans le contexte de cet article. Une des méthodes est d’être à son compte est de créer et vendre des biens ou des services.

En fait, c’est de l’entrepreneuriat quoi. Alors que ce n’est pas la méthode la plus facile, ni la plus rapide, elle est largement adoptée par tous les gens qui ont une passion ou un domaine d’intérêt particulier. C’est un moyen de faire de l’argent tout en remplissant ses journées. Oui parce que l’indépendance financière ne veut pas dire zéro travail. 

En lien : Comment gagner un revenu complémentaire?

Pourquoi les gens se torturent ainsi alors qu’ils peuvent trouver du travail?

Tout simplement parce qu’être libre n’a pas de prix. Être libre de son temps, et son énergie est un rêve pour beaucoup de gens. Les entrepreneurs estiment que le fait d’être payé à faire ce qu’on aime faire est l’ultime étape d’accomplissement. Je suis plutôt d’accord avec cette vision.

Ne pas travailler ou ne pas occuper ses journées entrainerait pour tous une rapide frustration. Ce n’est donc pas réaliste de ne rien faire. Une dernière méthode pour gagner de l’argent, c’est d’acheter un bien à un prix et de le revendre à un prix plus élevé. Ça peut être un objet (meuble, voiture…), un bien (maison, terrain…) , une monnaie (trading en bourse ou en crypto-monnaies), et bien d’autres choses. 

Vous l’aurez compris, l’indépendance financière n’est pas accessible à tous immédiatement. Par contre, construire une stratégie sur le long terme est totalement à la portée de tous, et est viable. En se basant sur le fait de partir d’un produit/une entité qui ne vaut rien sur le marché (en valeur monétaire, ou autre), n’importe qui peut le transformer en quelque chose qui a de la valeur. Le seul facteur limitant est le temps.

Par exemple, un compte Instagram (désolée j’adore prendre Instagram comme exemple) qui a 10 followers ne vaut pas autant au yeux du marché qu’un compte qui a 10000 followers. C’est pour ça que les marques investissent dans les gros comptes (oui les influenceurs…roulement des yeux). Alors, ça prend du temps de transformer un compte de 0 à 10 000 abonnés, mais contrairement à des biens immobiliers, c’est accessible à tous en terme d’investissement financier initial. On part à armes égales (ou presque). Disons qu’on doit choisir comment utiliser nos armes de la manière la plus efficace dans ce cas.

Pour aller plus loin : Mon outil de gestion financière 

Pour conclure...

Vous avez maintenant l’image globale autour de ce terme d’indépendance financière. Elle n’est certes pas facile à acquérir, et n’est pas à la portée de la majorité des gens. Toutefois, avec la planification, le temps, et les efforts nécessaires, elle devient plus accessible à tous. N’oubliez pas, nous n’avons pas les mêmes armes, mais notre capacité à utiliser celles qu’on maîtrise le mieux fera notre richesse (financière et plus).

indépendance financière

Posted on Un commentaire

L’influence de Vos Amis sur Votre Argent

Influence des amis argent

Les amis et l’argent…ça ne peut pas être un article super positif. Je vais vous expliquer pourquoi vous n’avez pas tout à fait tort, et comment faire attention à l’influence de vos amis sur vos dépenses, vos comportements d’achat, ou encore vos projets de vie.


Okay vous savez qu’on ne choisit pas sa famille….mais on choisit ses amis. Vous ressemblez également aux 5 personnes que vous fréquentez le plus. Ce n’est pas qu’en terme de comportement, mais c’est aussi dans la manière de penser et de gérer votre vie. Vous n’avez qu’à observer les gens « riches » qui fréquentent également d’autres gens riches. C’est prouvé que vous ferez des efforts à la hauteur de ceux de vos amis. 

Pour en revenir à l’argent, comment pensez-vous que ça vous influence par rapport à vos amis? Et comment y remédier. 

Habitudes et dépenses de vos amis

Oui, abordons le plus évident : les comportements dépensiers de vos amis. Si vous avez l’impression de toujours devoir consommer quand vous êtes avec vos amis, nous avons un petit problème. Que ce soit l’alcool dans les soirées, ou les vêtements lors des virées shopping, vos amis ne comptent pas. Et vous non plus. Si la plupart de vos sorties impliquent de consommer, vous vous sentirez toujours obligé de dépenser pour passer un moment agréable. 

La solution ? Demandez. Proposez un pique-nique, ou un simple apéro où chacun apporte un aliment de son choix. Ne vous sentez pas obligé de dépenser pour profiter. Il y a sur internet des milliers de recettes en 3 ingrédients à faire en 5 minutes top chrono. Vous en avez marre de dépenser dans de l’alcool? Proposez des cocktails maison, pas cher, et utile pour faire connaître vos talents culinaires. La plupart des gens ne conçoivent même pas ce genre d’idées avant qu’on leur suggère.

À lire : Les comportements qui affectent vos finances.

Les attentes des autres

Il y a aussi les dépenses que l’on fait de manière inconsciente; celles qui nous font acheter pour ressembler à nos amis. Par exemple, si toutes les membres d’un groupe vont à la salle de sport, ne pas être inscrit peut vous faire vous sentir exclu(e). Ce qui va vous pousser à faire pareil, alors que vous n’aimez peut-être pas cette activité. Vous constaterez qu’il peut s’agir d’activités bénéfiques contrairement à boire et faire du shopping. Ce qui va davantage nous pousser à croire que vous faites aussi quelque chose de bien.

La vérité, c’est que personne ne devrait dépenser son argent dans une activité qui ne lui apporte pas de valeur. Nos critères pour définir la valeur d’une activité sont tellement différentes qu’il est impossible de partager les mêmes goûts avec tout le monde. Ne vous sentez donc pas obligé de sortir de l’argent pour appartenir à un groupe. En fin de compte, vous avez tout à perdre à agir ainsi : financièrement comme personnellement.

Projets de vie

Tout comme ce que vous faites pour copier les actions de vos amis, vous vous retrouverez aussi à copier leurs ambitions. Vous allez peut-être commencer à trouver « normal » d’avoir les mêmes types de projets. Vos amis veulent faire le tour du monde tant qu’ils sont jeunes. Vous essayez de vous convaincre qu’ils ont raison. Au fond de vous, vous aviez juste envie de vous poser…mais vous vous demandez s’ils ne savent pas plus que vous.

Ce genre de logique est très commun. Rappelez-vous, on ressemble au 5 personnes qu’on fréquente le plus. Si vos amis ont peu d’ambition, ou s’ils ont des projets qui ne sont pas financièrement intelligents, vous allez vous embarquer dans le même genre de chose avec eux sans trop remettre leur parole en question.

Vous pouvez bien sûr faire l’effort de suivre vos projets, vos idées, vos principes. Écrivez-les si vous pensez que vous pouvez les perdre de vue. 

À lire : Le planner qui va vous donner envie de gérer vos finances

Vous l’aurez compris, vos amis ne sont pas toujours bons pour vos finances. Même si humainement, je ne doute pas que de soient des gens sympas, et cool, il faut dissocier leurs décisions de vos décisions pour tirer le meilleur de cette amitié. Mon but n'est pas de faire de vous un(e) vieux/vieille aigrie riche et sans amis, mais c'est surtout de vous permettre de choisir vos amis et vos activités en ayant conscience de leur influence sur votre vie.

Pour aller plus loin:

money bliss planner
Le Money Bliss Planner
Posted on Laisser un commentaire

Dave Ramsey et Sa Stratégie Financière

Si vous vous intéressez aux finances personnelles, vous avez sûrement déjà entendu parler de Dave Ramsey.  Ce businessman et entrepreneur américain est extrêmement connu outre-manche pour son travail sur les finances personnelles. Il anime le Dave Ramsey Show qui est à la fois un podcast et une émission live sur Youtube.

La raison pour laquelle je voulais parler de Dave Ramsey, est que je trouve son approche très pertinente. Il a développé une méthode de gestion des dettes la “debt snowball” qui a fait ses preuves depuis longtemps.

La première chose que j’aime dans son approche, c’est le fait qu’il recommande des “baby steps”. Littéralement “des pas de bébé”. C’est l’approche que je préconise également : des petits pas maintenus sur la durée ont un énorme effet positif.

Voyons à présent ce qu’il recommande.

#1. Mettre 1000 € en fond d’urgence de côté

Depuis le temps que je vous parle de fond d’urgence sur ma chaîne, vous savez déjà de quoi il s’agit. Si vous découvrez seulement maintenant, c’est en fait un fond fait spécialement pour les imprévus de la vie (urgentes uniquement!) : voiture qui tombe en panne, clés perdues, urgence médicale. Bref, toutes ces choses qui peuvent être qualifiées d’incident et qui ne peuvent pas être déduites de nos revenus mensuels. Avoir un fond d’urgence n’est pas un luxe, c’est une nécessité absolue pour devenir financièrement responsable.

#2. Payer toutes les dettes avec le “Debt Snowball”

Le “Debt Snowball” (comprendre boule de neige des dettes) est une des méthodes qui a fait la célébrité de Dave Ramsey. Cette méthode de remboursement des dettes consiste à contribuer mensuellement la plus petite somme possible vers chacune des ses dettes. (mais il faut TOUTES les rembourser mensuellement). Ensuite dès que vous avez un peu d’argent en plus, vous l’utilisez pour rembourser la plus petite dette que vous avez. Ce principe vise à motiver les gens à traiter leurs dettes le plus rapidement possible. Il y a souvent aussi un fort taux d’intérêt sur des petits prêts, c’est une raison de plus pour les rembourser en premier.

#3. Mettre 3-6 mois de frais de vie de côté

Au delà du fond d’urgence, il faut absolument avoir des économies qui devront durer plus longtemps que les frais d’urgence. Prenons par exemple un licenciement : vous aurez besoin de plusieurs mois d’économies le temps de retrouver un travail. Il faut donc déjà connaître vos dépenses mensuelles, puis multiplier cette somme par 3,4,5, ou 6 si possible.

#4. Investir dans sa retraite

Il est clair que cette règle ne s’applique qu’en partie en France, car nous cotisons déjà pour la retraite. Par contre, au moment où j’écris ce post, l’âge estimée de la retraite en France pour quelqu’un qui a 25-30 ans en ce moment est de 68 ans. Cet âge parait improbable, mais est bien vrai. Il n’y a pas de certitude de toucher cette somme lorsque nous serons à la retraite. Il est donc important de penser à sa retraite dès maintenant. Dave Ramsey recommande d’investir 15% de ses revenus dans sa future retraite, que ce soit dans des fonds privés ou un compte privé spécialisé.

#5. Préparer l’étude des enfants

Même si vous n’en êtes pas encore à ce stade, l’étude des enfants est un des coûts les plus élevés dans la vie d’un parent. Beaucoup se rendent compte de l’impossibilité de financer des études bien trop tard, souvent quand l’enfant est déjà à la fin de son adolescence. Si c’est quelque chose qui vous parle, pensez à mettre de côté dans ce but dès que vous avez remboursé toutes vos dettes.

#6. Finir le paiement de la maison le plus tôt possible

Le titre de ce paragraphe est assez parlant. Selon le moment où on l’achète, rembourser le prêt immobilier le plus vite possible semble être très important. La somme empruntée cessera alors d’être un fardeau et laissera la place au financement d’autres projets.

#7. S’enrichir et Donner en Retour

Dave Ramsey estime qu’une fois qu’on a payé sa maison et les études des enfants, on ne peut que continuer à s’enrichir. Mais pas que finalement, car il recommande aussi de redonner cet argent et de l’investir dans les causes qui valent le coup.

Posted on Un commentaire

Ces Comportements qui Affectent Nos Finances.

Il y a tout un tas de comportements qui définissent notre vie financière depuis qu’on est jeune jusqu’à aujourd’hui. Ces comportements sont des habitudes bien ancrées dans nos valeurs, et sont souvent appliquées sans réfléchir. Aujourd’hui, je vous offre un petit aperçu de ces comportements impulsifs qui ne nous aident pas vraiment à être responsables.

Le besoin d’abondance
L’humain par nature a besoin de ressentir que tous ses besoins seront comblés. Dès lors qu’il a appris a accumuler des ressources, l’homme n’a jamais pu résister au fait de prévoir en avance. Cette aversion à l’inconfort se ressent aujourd’hui même par rapport à des objets non-nécessaires comme les vêtements ou les ustensiles de cuisine par exemple.

L’envie d’avoir des surprises
Nous aimons recevoir des petites surprises, rien de surprenant là dessus. Ces surprises peuvent venir sous forme de cadeaux de la part des autres, mais il est aussi commun de s’offrir à soi-même des cadeaux. De nos jours, les gens s’offrent des récompenses pour avoir bossé, ou pour avoir survécu une dure semaine. Certaines fois, la récompense est démesurée par rapport à l’effort. Il est important de se faire plaisir, mais il existe d’autres manières de se faire plaisir que de s’offrir des objets

L’envie de variété
Même si nous sommes des créatures d’habitude, c’est la variété qui nous stimule au quotidien. Nous avons besoin d’une certaine diversité pour être stimulé. Il est clair toutefois que certains prennent la notion de variété trop au sérieux. Il faut avouer que ce critère touche beaucoup les femmes et leur garde-robe, mais ça peut aussi toucher celles qui ne s’habillent pas. Il y a encore dix ans, la folie des Tupperware s’était emparé des trentenaires et plus, et même aujourd’hui, des milliers de femmes ont des placards remplis de Tupperware au cas où…

L’aversion au manque
Ce principe ressemble au besoin d’abondance, mais pris dans l’autre sens, il s’agit d’une toute autre notion. L’aversion au manque est quand les gens ont tellement peur de manquer d’un item qu’ils décident de faire des stocks de cet item. Je connais des gens qui font des stock de shampooing, de démaquillant, ou encore de coton-tige. L’envie de faire des stocks encourage les gens à acheter des choses dont ils n’ont pas besoin pour palier ce manque.

L’envie d’une preuve de statut
Comme les mots l’expliquent déjà, cette envie repose sur le besoin d’établir son statut à travers ses biens. Dit comme ça, vous ne vous sentez pas concerné, mais voyons quelques comportements banals qui reflètent bien cette habitude : ça peut passer par le fait d’acheter des Starbucks tous les jours pour vivre « a l’américaine », ou par aller boire des cocktails chers entre copines pour « se sentir adulte ». Comme quoi nous faisons tous au moins une chose pour rentrer dans un moule quelconque.

Posted on Un commentaire

Les Millennials et l’Argent

Les Millennials, c’est ce groupe de personnes nés entre 1981 et 1996 donc des personnes dans leur vingtaine et leur trentaine de nos jours. Beaucoup de choses sont reprochés aux millennials, entre autres le fait qu’ils grandissent trop tard, qu’ils ne pensent pas à l’avenir, qu’ils sont difficiles et ingrats, brefs, il n’y a pas tant d’éloges dans la longue liste. 

Financièrement, les Millennials ne sont pas tout à fait non plus au point, et ce n’est pas entièrement de leur faute. 

Le premier obstacle qui se présente à eux concerne l’emploi et les revenus. Jamais, ça n’a été aussi difficile de trouver du travail. Et il semblerait que faire des études supérieures ne garantisse pas de trouver un emploi. Nombreux sont les « bac +5 » qui doivent se résigner à postuler à des emplois bien loins de leurs compétences et de leur potentiel. Les emplois quant à eux, sont instables et insatisfaisants. Le Millennial cherche l’épanouissement, et on ne peut pas lui en vouloir.

Les revenus financiers ne sont pas plus motivants que les missions. Fini l’époque des augmentations annuelles, des primes, et autres bonus. « Tu ne peux pas tout avoir » dirait un retraité qui a confortablement gravi les échelons lors de sa période de plein-emploi.

Les choses ne vont pas mieux, si on réalise que les Millennials sont plus endettés que les gens de leur âge il y a 20 ans. Les longues études impliquent aussi des prêts étudiants qui alourdissent le fardeau de ces derniers lors de l’entrée dans la vie active.

Résumons tout ça : les millennials ne gagnent pas beaucoup d’argent, ils en dépensent beaucoup et ça ne va pas s’arranger. Comment on s’en sort?

S’il y a bien quelque chose que les non-millennials peuvent envier aux Millennials, c’est cette possibilité de dessiner leur vie selon leurs désirs. En échange d’un peu de risques, le Millennial sait prendre les initiatives nécessaires pour changer de vie : chose peu pratiquée jusque là. Grâce à la magie d’internet, ils peuvent apprendre tout, de n’importe où, et postuler à des jobs partout dans le monde. Ils peuvent avoir une deuxième vie, avoir un fan club, acheter des bitcoins et créer sans bouger de chez eux. Quand ils décident de bouger, ce sera frugalement et en dormant chez des gens. (ou dans un loft en Grèce). 

Je trouve qu’il y a de quoi les envier.

Les Millennials ne sont pas condamnés à vivre une vie de sacrifices financiers et de difficultés s’ils arrivent à exploiter pleinement les avantages des avancées technologiques qui eux ne feront que progresser.